Français | English | عربي
 
 
 

Lundi 06 Septembre 2010
 
 
 
 
       
 
 
 
22-10-2009
Afrique : Rôle stratégique du transfert de fonds dans la croissance économique
African Manager

La Banque africaine de développement (BAD) organise en collaboration avec Fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA), le 22 et 23 octobre, le forum international sur le transfert de fonds.

Il s’agit du  troisième d’une série de « congrès novateurs mettant en relief l’importance de la migration internationale et le caractère vital du flux des envois de fonds ».

Le principal objectif du Forum est de mieux faire connaitre les envois de fonds internationaux en Afrique et l’identification des solutions en matière de politiques susceptibles d’améliorer l’environnement pour les transferts de fonds vers le continent africain.

Cette initiative de la Bad a pour objectif de maximiser l’impact de développement des transferts de fonds des migrants avec une réduction de leurs couts.

 En effet, les migrants jouent un rôle important en tant que force capable de stimuler le développement durable dans leurs sociétés d’origine. Durant ces dernières années, les transferts de fonds effectués par les travailleurs migrants ont dépassé les flux d’aide officiels voire les investissements étrangers directs en tant que source de financement extérieur pour de nombreux pays en développement
Selon le nouveau rapport publié par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), les travailleurs africains envoient plus de 40 milliards de dollars américains vers leur pays d’origine chaque année. 30 à 40%  de tous les envois de fonds vers l’Afrique sont destinés aux zones rurales.
Il s’agit surtout d’une forme d’aide à la couverture de besoins de base et de dépenses d’urgence ou sociales des familles dans les pays d’origine. Ceci représente 50 % des volumes transférés. Ces fonds émanent pour l’essentiel d’une population dont le niveau de revenu est souvent proche voire inférieur aux revenus minimum du pays d’accueil (85 % des cas).

Toutes fois, les lois restrictives et les commissions élevés constituent un obstacle pour le développement des envois de fonds..

Selon Charles Boamah, directeur du département du contrôle financier à la BAD, la contribution de celle-ci est importante dans la mesure où elle contribue  à  promouvoir les partenariats  entre les instituions de micro finance  africaines et  les institutions financières aux Etats Unis, acteurs majeurs de la gestion des transferts, et ce , en vue d’ établir  un lien entre les envois et d’autres services financiers.

Rappelons qu’avec la conjoncture actuelle, une baisse de 7-9%  est prévue dans les flux de transferts de fonds vers toutes les régions en développement.
En effet, et compte tenu de sa contribution dans la croissance économique,  le transfert de fonds ne cesse de connaitre des problèmes (l’envoi d’argent est perdu dans une proportion de 20%). Pour cela, il est important d’identifier les mécanismes qui gouvernent le marché des transferts de fonds et les déterminants de l’offre et de la demande.

Dans ce sens, Basilio Toth, , du Groupe de travail du G8, chargé des transferts de fonds,  a souligné  l’intérêt qu’ attache le G8 pour le transfert de fonds en tant que source de croissance pour les pays en voie de développement. Rappelons que lors du dernier sommet du G8, les participants  ont reconnu l’impact de flux des envoies de fonds sur le développement. D’où l’importance de réduire les coûts des envois à 50% durant les cinq prochaines années, sachant qu’en dépit de la grisaille économique, le transfert de fonds a augmenté de 6% cette année. 
Parallèlement, il a mis en relief le rôle du  secteur privé dans le transfert des fonds. Actuellement, plusieurs agences privées de transfert de fonds partagent ce marché. L’intérêt de celui-ci étant de satisfaire les besoins des familles restées au pays.

Comme possibilités de développement, Basilio Toth a identifié en premier lieu le renforcement du secteur financier et la déréglementation des marchés de transfert de fonds afin d’accroître la concurrence.

En développant le potentiel des politiques de développement liées à la migration, une efficace gestion des migrations pourrait freiner la fuite des cerveaux et encourager un développement cofinancé.

A noter que ce forum  coïncide avec la signature de l’accord portant création du Fonds fiduciaire sur les transferts de fonds des migrants entre la BAD et le ministère français de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, ainsi que le Fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA).




     
Entreprise:  
Responsable:



 

Tunisie : Une nouvelle vie pour les métaux non ferreux
L’assainissement est un processus à l’enseigne  duquel  des personnes peuvent vivre dans un  environnement plus sain requérant  la mise en place de dispositifs  physiques, institutionnels et sociaux  dans différents ...

Tunisie/FMI : Une croissance de 3,8% sous réserve de ce qui se passera en Europe
La Tunisie a bien surmonté la crise mondiale, ce qui est largement le résultat d'une gestion macroéconomique saine et des réformes structurelles de la dernière décennie ainsi que des politiques rapidement mises en œuvre depuis ...


Tunisie / Ramadan : L’approvisionnement en chiffres
En prévision du mois de Ramadan, une  stratégie de constitution des stocks de régulation a été mise en place au cours de la pointe de la production des produits sensibles ...
 
 

 


Tunisie : Orange met à niveau son 3G+ pour plus de débit.
Orange Tunisie  a entamé la mise à niveau de son réseau 3G+, afin de se doter des toutes nouvelles évolutions technologiques. D’abord Lire l'article
Tunisie : Le nouveau Nokia X3 bientôt en Tunisie
Nokia s’apprête à commercialiser un nouveau téléphone au design ultra-compact qui proposera à la fois un écran tactile et un clavier Lire l'article



     
  
  web  
   www.africanmanager.com
 
Document sans nom