La Chambre nationale des femmes chefs d’entreprises tunisiennes a publié récemment une étude qu’elle a réalisé en partenariat avec le Centre de recherche et de formation pour la femme Arabe (Cawtar). Ladite étude, porte sur le profil des femmes chefs d’entreprises en Tunisie, ainsi que sur les obstacles qu’elles rencontrent dans le cadre de leurs activités professionnelles.
Selon l’étude, seules 46,2 % des femmes chefs d’entreprises sont optimistes quant à la stabilité de la croissance économique nationale pour les deux prochaines années. D’autre part, concernant les aspects relatifs aux lois et réglementation régissant le monde des affaires, un grand nombre des répondantes estiment que les lois et les règlements qui entravent la croissance de l’entreprise sont relativement, importants. Les pots-de-vin et la corruption à l’échelle de l’entreprise et à l’échelle gouvernementale, suivis de l’accès à la propriété et à la terre ont pour leur part été évalués comme n’étant «pas très important» et «pas du tout important» pour 50 % des répondantes. Il est également intéressant de noter que 31,5 % pensent que la loi du travail devrait être révisée afin de permettre une plus grande flexibilité aux employeurs lors des recrutements et des licenciements. L’étude a, en outre, révélé un faible niveau d’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans le milieu professionnel féminin. Une forte majorité des répondantes (82,7 %) ont indiqué que leur entreprise n’est pas dans un «Business to Business Marketplace » sur Internet (98 %) et qu’elles n’ont jamais utilisé Internet (40 %). Par ailleurs, seules 4,2 % d’entre elles disposent d’une certification ISO tandis que 5,2 % sont en cours d’acquisition. Notons que parmi les femmes chefs d’entreprise interrogées, une minorité a eu recours à un programme gouvernemental d’aide et d’assistance à la création d’entreprise. À titre d’exemple, seules 7,9 % d’entre elles ont participé au programme du FAMEX. |