L’évènement s’est déroulé dans un des immeubles les plus in de la capitale française Paris, la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain, qui recevait pour la 1ère fois à cette occasion, une entreprise privée. «C’est tout dire sur l’approche et le style développé pour ce nouveau-né de la marque aux chevrons », selon les responsables qui présentaient à cette occasion la nouvelle DS3 de Citroën.
Présentée comme la prochaine rivale de la Mini Austin, la DS3 est présentée comme l’incarnation de l’anti-rétro, suivez mon regard ! A la voir de derrière, elle vous rappelle cependant d’emblée sa rivale et vous emmène loin, à regret d’ailleurs, de la fameuse DS de Citroën, nettement (à son époque) plus développée technologiquement que la DS3. Les responsables du constructeur français ont cependant à ce propos, la réponse facile. «Plutôt que de reproduire la DS, nous créons le souvenir de demain». Petite, rondelette, purement citadine dans ses formes et ses coloris, mais assez agressive dans sa motorisation (du moins le 1.5 que nous avions à l’occasion essayé dans les rues de Paris et ses banlieues), la DS3 reste quand même, avec ses deux portes, une voiture de ville. Son éclat, elle le revendique par ses coloris, pas trop criards, même dans le jaune qu’elle arbore. Distinction, dans la double couleur qu’elle arbore entre la toiture, généralement d’un autre coloris mais qui ressort bien sur le reste, et le reste de cette petite voiture qui cache bien son jeu.
Avec un démarrage à froid, elle bondirait presque et se laisse très bien manœuvrer, tenant bien la route même dans les virages. Et encore l’image de la Mini qui vous revient à l’esprit dès que vous êtes à l’intérieur, avec les formes rondes de son tableau de bord, pour les cadrans de la vitesse et du reste, si ce n’est les sièges qui enveloppent le conducteur comme dans une sportive et si ce n’est aussi l’habillage qu’on peu personnaliser à volonté, à la demande. Une volonté, cependant, un peu difficile à exaucer en Tunisie et le choix se fera plutôt sur stock, à moins de commander et d’attendre des mois. Or, on sait qu’en Tunisie, les achats de voitures sont plutôt des coups de cœur, surtout pour ce genre de petites citadines et jeunes.
Autant elle nous a séduits, même si on ne sait pas encore quelles sont les motorisations qui seront importées en Tunisie (les responsables Citroën parlaient, lors de ce lancement international, d’une voiture pour les pays du Maghreb), la DS3 ne manque cependant pas de quelques petits regrets. D’abord, ce petit problème de rétro-vision arrière. La lucarne arrière, sur laquelle repose l’essuie-glace, est trop petite et laisse trop de zones d’ombre.
Et si, en plus, les passagers arrière se mettent à remonter les repose-tête, le conducteur n’y verra plus rien. Et en parlant de passagers arrière, si vous mesurez plus de 1.80 et que vous montez à l’arrière, votre tête fera amplement connaissance avec le plafond. Nous remarquerons aussi le choix des béquilles au lieu du vérin coulissant, pour ouvrir le capot de la DS3 et pas toujours avec facilité. Toujours dans les petites choses qui pourraient faire malheureusement la différence, on remarquera ce choix fait pour une ouverture de la jauge à essence à clé (vous devrez soit donner vos clés au pompiste soit sortir vous-même) et non automatiquement par bouton de l’intérieur et le manque flagrant de rangement dans une voiture qui se veut citadine par excellence.
Tout ceci dit, il n’en demeure pas moins vrai que la DS3 est belle à voir avec de belles formes et une esthétique aguichante, qu’elle se laisse docilement conduire et se cramponne sans problème à la chaussée. Ceci d’autant plus qu’on nous dit qu’elle sera moins chère que sa rivale la Mini Austin, qui est dotée quand même, il faut le dire, d’un moteur de chez BMW !