Le Haut commissariat marocain au Plan (HCP) voit d'un œil optimiste les perspectives de l'économie du pays en 2010, qui devrait tirer profit aussi bien du redressement de la demande mondiale adressée au Maroc que de la poursuite du dynamisme de la demande intérieure.
Le HCP estime à 4,1% le taux de croissance de l'économie nationale, au moment où le gouvernement ne table que sur 3,5% pour l'année en cours, qui succède à une année 2009 marquée par une crise économique internationale sévère, qui a profondément secoué les économies des pays partenaires du Maroc.
La reprise de l'économie internationale en 2010, annoncée par les organismes internationaux (FMI, OCDE, Banque mondiale, etc.) ne manquera pas de profiter à l'économie nationale, qui verra la demande mondiale qui lui sera adressée augmenter de 3% en 2010.
Le HCP, qui vient de publier son budget économique prévisionnel 2010, table également sur une amélioration des recettes générées par la demande du tourisme international et les transferts des marocains résidant à l'étranger, qui devraient, selon lui, retrouver leur niveau de 2007, avec une hausse de près de 10% en 2010.
Par ailleurs, la demande intérieure, qui a toujours constitué le rempart de l'économie nationale, continuerait de soutenir la croissance économique du Royaume en 2010, même si le rythme de son volume emprunte depuis 2008 une tendance baissière.
Le HCP table sur une amélioration de 4,9% de la demande intérieure, contre une hausse de 6,2% en 2009 et 10% en 2008. Sa contribution à la croissance économique serait de 5,4 points contre 7 points en 2009.
De même, la contribution négative du commerce extérieur (exportations nettes d'importations) à la croissance économique, continuerait d'afficher un allégement, en se situant à -1,3 point en 2010 au lieu de -2 points en 2009 et -5,3 en 2008, ajoute la même source.
Les prévisions économiques pour l'année 2010 du HCP se basent sur l'hypothèse d'une production céréalière d'environ 70 millions de quintaux durant la campagne agricole 2009-2010 et intègrent les évolutions en matière de fiscalité, des investissements, des salaires et des subventions issues de la loi de Finances 2010.