Les représentants des Sociétés de commerce international (SCI) ont exposé, mardi, à Tunis, les problèmes qu’ils rencontrent au ministre du Commerce et de l’Artisanat, Ridha Ben Mosbah.
Ces entreprises résidentes et non résidentes de négoce international, qui réalisent 50% de leur chiffre d'affaires à partir des exportations de marchandises et de produits d'origine tunisienne, font face, pour l'essentiel, à des difficultés d’ordre réglementaire, institutionnel et de financement.
Il s'agit notamment des questions relatives à l'autorisation, à la nature de la relation entre les producteurs (agricoles) et les fabricants (industriels) avec les SCI, à la faible représentativité des SCI au sein des groupements interprofessionnels, au financement et aux modes de paiement en devises, au contrôle technique des marchandises, aux procédures douanières( garantie, à) et à la modicité de la contribution des SCI aux exportations nationales.
Au chapitre de l'autorisation, les représentants des SCI ont insisté sur le problème du renouvellement de l'agrément auprès du CEPEX, appelant à en étendre la durée de validité, actuellement d'une durée de 2 ans.
S’y ajoutent les difficultés rencontrées lors de l'exportation par voie aérienne des produits périssables (faible capacité de fret par rapport au volume de production).
Sur ce point, les représentants de la profession ont appelé à subventionner des vols « cargo » afin de mettre en place une offre de transport aérien qui répond à la demande des exportateurs.
Le ministre, répondant aux interventions des représentants des SCI, a annoncé qu'une commission regroupant toutes les parties concernées (chambre syndicale des SCI, fédération nationale de l'exportation, CEPEX, UTAP, UTICA) sera créée afin d'examiner l'ensemble des problèmes évoqués au cours de ce débat et d'identifier les meilleures solutions pour y remédier.
Il a plaidé pour la mise en place d'un pacte d'honneur, voire une sorte de consensus auquel adhéreront les différents maillons de la chaîne des exportations.
Il a souligné l'intérêt qu'il y a à faciliter les procédures douanières et administratives et de réviser le code de change de manière à l'adapter aux besoins des SCI (facilité des modes de paiement des fournisseurs tunisiens en devises).
Le ministre a appelé également à identifier de nouvelles lignes de financement afin de conquérir de nouveaux marchés à fort potentiel à l'export et de renforcer le positionnement des produits tunisiens sur les marchés traditionnels.