« Les technologies de l’information et de la communication en Afrique : défis et perspectives pour le développement » est le thème de la 14e session ordinaire de la conférence de l’Union Africaine qui ouverte, dimanche 31 janvier, au centre de conférences des Nations Unies, à Addis Abeba, en Ethiopie.
C’est le président de l’Union Africaine, Mouammar Kadhafi qui a inauguré ces assises, et ce, en présence de Jean Ping, le président de la commission de l’Union Africaine, Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’organisation des Nations Unies et José Luis Rodriguez Zapatero, le chef du gouvernement espagnol.
Cette conférence a identifié des questions et des domaines spécifiques sur lesquels l’accent sera mis à la faveur d’un dialogue ultérieur. Elle a insisté sur l’urgence de renforcer les capacités du continent à mobiliser, appliquer et développer les sciences et la technologie afin d’éradiquer la pauvreté, de lutter contre les maladies été d’améliorer la compétitivité économique.
Par ailleurs, les efforts ultérieurs visant à esquisser les grandes lignes du développement africain s’inspirent de cette vision. En dépit de ces efforts, l’Afrique demeure le plus pauvre et le plus économiquement marginalisé dans le monde. La mise en œuvre des politiques et des programmes spécifiques a constitué un défi de taille dans la réalisation de la vision et des objectifs énoncés dans ce sommet.
Mouammar Kadhafi a précisé, dans son allocution, que le continent a continué à compter sur l’appui financier en provenance de l’étranger ciblant souvent des activités et des solutions à court terme et n’a pas pu accorder une attention suffisante aux sources de changement économique et de développement durable. Les sciences, la technologie et l’innovation n’ont pas bénéficié d’une attention sérieuse comme moteurs de développement à long terme, et ceci se reflète par exemple, dans le niveau faible et décroissant des dépenses publiques consacrés à la recherche et au développement dans la majorité des pays et dans les liens faibles ou inexistants qui prévalent entre l’industrie d’une part et les institutions de sciences et de technologie de l’autre part.
Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-Moon a mis l’accent sur l’implication de l’ONU dans le programme qui a pour objet de renforcer les capacités scientifiques et technologiques de l’Afrique en vue d’une utilisation durable de la diversité biologique. En effet, il faut accorder une grande importance aux mesures de renforcement de la capacité de mise au point technique pour les différents secteurs économiques.
A noter qu’en marge de la cérémonie d’ouverture du sommet, il a été procédé à l’ouverture officielle de l’exposition sur les Technologies de l’Information et de la communication.