Une nouvelle ligne de crédit a été mise en place par la Banque Mondiale en vue de faciliter la mobilisation des ressources financières et l’accès à des mécanismes de financement appropriés pour la concrétisation du Plan Quadriennal de Maîtrise de l’Energie.
La BM a choisi depuis des années de s’investir et d’investir en Tunisie dans les programmes de maîtrise de l’énergie dans toutes ses filiales.
A cette occasion l’Agence Nationale de la Maitrise de l’Energie (ANME) en partenariat avec la Banque Mondiale et sous l’égide de du Ministère de l’Industrie et de la Technologie, a organisé un séminaire baptisé « le lancement de la ligne de crédit Banque Mondiale d’Efficacité Energétique Industrielle et Cogénération » en présence des porteurs de projets ayant un potentiel important d’économie d’énergie, des banques et des institutions partenaires, des groupements professionnels, des centres techniques et des bureaux d’études concernés.
Cet événement constitue une opportunité pour présenter la ligne de crédit avec ses différentes composantes et les avantages qu’elle offre aux différents porteurs potentiels ainsi que les banques partenaires impliquées dans la mise en œuvre de la ligne.
Avec un montant global s’élevant à 55 millions de dollars soit 42.3 millions d’Euros, la mise en œuvre de la ligne de crédit d’efficacité énergétique industrielle et cogénération, constitue un apport appréciable pour faciliter la décision d’investissement et la concrétisation des différents projets relatifs à la maîtrise de l’énergie notamment la mise en place d’un plan d’actions d’électricité énergétique à travers la sensibilisation , l’assistance et l’accompagnement des industriels dans ce domaine.
Sachant que le secteur de l’énergie en Tunisie connaît une dynamique accrue, en réalisant des acquis considérables notamment avec la mise en place des différents programmes de maîtrise de l’énergie, l’objectif recherché est d’atteindre une économie d’énergie globale de 2.5 Mtep dont 1.1 Mtep en 2011.
Pour ce faire, l’accomplissement des projets prévus par le programme quadriennal permettra de maintenir une croissance modérée de la demande d’énergie de 2.8 % par an. D’où la croissance des besoins en financement pour atteindre 1.100 MDT dont 290 MDT pour le secteur industriel. Le besoin en financement des banques s’élève à 174 MDT. La mise en place de nouveaux instruments financiers s’avère utile pour développer davantage les moyens d’intervention existants.
« Cette ligne a pour objet l’accélération du développement de la maîtrise de l’énergie en Tunisie dans le secteur industriel en mettant en place un mécanisme intégré de financement qui permet d’éliminer la barrière principale aujourd’hui rencontrée par les porteurs de projets, à savoir la contrainte d’accès au financement » a noté Abdelaziz Rassaà, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Industrie et de la Technologie, chargé de l’énergie renouvelable et des industries agroalimentaires, lors de son allocution d’ouverture.
Le montant de cette ligne sera octroyé directement aux trois banques locales à savoir l’Amen Bank, la Banque de l’Habitat et la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME).
Le montant alloué par la BH est de l’ordre de 15,4 MDT sur une période de 25 ans avec un remboursement semestriel (01/02 et 01/08 de chaque année). 15,4 MDT est le montant alloué par Amen Bank durant 25 ans Alors que 3,9 MDT sont alloués par BFPME pour une durée totale de 15 ans
A noter qu’Amen Bank et la Banque de l’Habitat sont aussi disposées à étudier la mise en place de crédits relais couvrant le montant de la subvention (pouvant atteindre 20% du total investissement) dont le déblocage ne peut avoir lieu qu’à l’achèvement.
S’agissant des conditions de la ligne Banque Mondiale, elles se déclinent dans un taux de base variable : LIBOR EUR à 6 mois (avec possibilité de fixer le taux par un swap), au 27/01/2010 LIBOREUR 6 mois 0.93%. La marge Banque Mondiale est une marge variable révisée tous les 6 mois (à titre d’exemple aujourd’hui cette marge est de -0.05%).
A souligner que la commission de couverture contre le risque de change est de l’ordre de 1%.