L’Association des Etudiants et Stagiaires Africains en Tunisie (AESAT) a organisé, le 8 janvier, à Tunis, un séminaire sur l’intelligentsia et la coopération tuniso-africaine en collaboration avec le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie.
Ce séminaire s’inscrit dans le cadre du renforcement de lien entre la Tunisie et les anciens étudiants et stagiaires africains qu’elle a formés et occupent des postes de responsabilité plus ou moins importantes dans leurs pays respectifs, ceux-ci pouvant servir de pont entre leur pays et la Tunisie dans le cadre de la coopération sud sud en général.
Le séminaire qui vise à mettre en valeur les connaissances acquises par les anciens et actuels étudiants et stagiaires africains en Tunisie et à contribuer à la diffusion de la culture de création et de rénovation scientifiques, en tant que partenaires scientifiques du ministère de l’enseignement tunisien, a enregistré la présence du Président de l’AESAT, le représentant de la Banque mondiale en Tunisie Ndiamé Diop, et le Président de l’Université des Technologies de l’Information et de Management de l’Entreprise (TIME) Mohamed Dammak.
Celui-ci a évoqué l’impact de la crise économique mondiale sur l’Afrique en indiquant que la crise financière qui bouscule le monde a aussi un impact sur les pays africains. En effet, si la récession économique se traduit par une diminution des recettes fiscales des pays de l’Europe et des Etats-Unis, il va y avoir un effet sur l’aide étrangère qui est financée par ces mêmes recettes fiscales et il pourrait y avoir probablement une diminution des envois des migrants.
Il a affirmé d’un autre côté que l’Afrique a connu un accroissement très fort en matière d’investissements fixes étrangers et d’investissement pour les portefeuilles et il est possible que ce flux de capital qui a nourri l’investissement en Afrique puisse diminuer de manière importante une situation qui va aggraver les problèmes que traversent certains pays africains confrontés à une situation macro-économique liés à la crise financière ou pas. C'est le cas de l’inflation en Éthiopie qui est à 60% alors que la balance commerciale est à 30% du Pib et l’Afrique du Sud, dont la balance des comptes courants est à peu près à 8,2% du PIB et qui a mené à une crise alimentaire
Outre ces impacts, la crise a réduit les aides publiques aux donateurs et ce de 1980 jusqu'à 2004. En effet, les ressources totales consacrées à l’agriculture sont passées de 8 milliards de dollars en 1980 à 3.4 milliards de dollars en 2004 et les APD sont passées de 3,2 milliards de dollars en 1980 et 1.2 milliard de dollars en 2004.
De son coté le représentant de la Banque Mondiale en Tunisie Ndiamé Diop a mis l’accent dans son allocution sur l’économie du savoir en Afrique et qu’il l’a qualifié d’indispensable pour bâtir les bases d’un continent prospère.
Selon lui, une économie ouverte parie obligatoirement sur les technologies de l’information et de la communication et par conséquent sur l’économie du savoir. Selon lui plusieurs facteurs freinent le développement de l’Afrique, pour cela, il leur faudrait adopter un ensemble de politiques, qui entraîneront notamment des transformations importantes du secteur de l’éducation et du système d’innovation, de l’infrastructure des TIC d’une manière générale de même que le renforcement global des systèmes économiques et institutionnels dans le but de promouvoir une politique de diversification de l’économie tirée par le secteur privé.