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Dimanche 14 Mars 2010
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| 2-12-2009 : Le Kenya pour une autosuffisance en énergie d'ici à l'horizon 2020 |
| PANA
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Le Kenya a le potentiel pour évoluer vers une électricité sans carbone d'ici à l'horizon 2020, si le gouvernement arrive à faire un bon planning et une mise en ?uvre efficace, souligne l'Association kenyane des manufacturiers (KAM) dans un rapport publié mercredi dans la capitale kenyane, Nairobi.
Le rapport s'est basé sur les résolutions prises à l'occasion de la conférence sur l'énergie verte tenue à Nairobi du 23 au 24 novembre. Il a été noté durant la conférence que la plus grosse économie de l'Afrique de l'Est était dotée de sources capables de générer de l'énergie verte avec un gros potentiel en géothermique estimé à 7.000 MW par rapport à la capacité en combustibles éolienne, hydraulique et bio actuellement disponibles qui s'élève à moins de 1.500 MW.
La biomasse constitue l'autre forme d'énergie verte. Elle est obtenue à partir des déchets agricoles et municipaux.
Selon le rapport du KAM, la contrainte majeure à l'exploitation de ce potentiel géothermique est le coût initialement très élevé et le risque économique encouru dans le développement de la vapeur.
Pour faire face à ces coûts, le gouvernement a mis en place une Compagnie de développement géothermique (GDC) qui est exclusivement étatique et dont le but est de supporter les risques en forant des puits et en les équipant de façon à pouvoir installer les générateurs sources qui pourraient éventuellement être délivrés par les investisseurs désireux de participer à la production d'énergie.
Par conséquent, les partenaires du ministère de l'Energie et du Développement lancent un appel aux promoteurs locaux pour mener à bien le projet de l'énergie verte via les banques locales une fois que les modalités sont définies.
L'autre grand défi noté dans le rapport est la disponibilité des terres. Selon le rapport, de tels projets nécessitent d'immenses étendues de terre, ce qui n'est pas tout à fait abordé dans l'actuelle structure nationale de politique sur les terres. Ceci équivaudrait à payer d'avance un bail pour 10 bonnes années, alors que le projet n'a même pas encore été approuvé.
Les potentiels investisseurs, qui ont pris part à ce forum, pensent que le tarif préférentiel garanti visant à attirer les investissements dans le secteur de l'électricité est trop faible. Le ministère de l'Energie et l'ERC ont décidé de revoir ces tarifs.
Le ministère de l'Energie dit travailler en collaboration avec le ministère du Gouvernement local en vue de procéder à la publication officielle d'un avis contraignant les investisseurs de l'industrie du bâtiment à installer des chauffe-eau solaires.
Le ministère a jusque-là dépensé plus de 600 millions Ksh (8 millions de dollars US) en électricité solaire (photovoltaïques) pour les écoles et institutions rurales et est en train de mettre sur pied d'autres programmes pour l'exercice en cours.
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