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Mercredi 17 Mars 2010
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| 3-11-2009 : Début des négociations inter-guinéennes à Ouagadougou |
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Des représentants des "Forces vives" de Guinée entament ce mardi à Ouagadougou des négociations sur la crise politique qui frappe leur pays, avec le médiateur mandaté par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le président burkinabè Blaise Compaoré.
Arrivée depuis le dimanche 1er novembre dans la capitale burkinabè, la délégation guinéenne est composée dans son ensemble d'opposants politiques, de membres de la Société civile et de personnalités religieuses. Elle doit rencontrer, ce mardi en fin de matinée, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, désigné le 02 octobre dernier médiateur de la crise en Guinée par la CEDEAO.
Selon le président des Nouvelles forces démocratiques de Guinée, Mamadou Mouctar Diallo, "l'espoir est permis avec la médiation du président Compaoré". "Nous avons foi en la sortie de crise, car nous savons que le président Compaoré est sage et est un démocrate soucieux de la nécessité de remettre le processus démocratique en Guinée sur les rails", a-t-il confié.
Même note d'optimsime chez l'ex-Premier ministre Sidya Touré, qui dit être venu à Ouagadougou pour faire des propositions de sortie de crise "afin que la Guinée retrouve la clé de sa crise".
Selon lui, "la Guinée est un cas spécifique qui mérite toute attention pour éviter que des événements comme ceux du 28 septembre ne se répètent".
Après cette rencontre avec les "Forces vives", a-t-il confié, le président Compaoré recevra les membres de la junte militaire guinéenne pour écouter leurs points de vue.
Par ailleurs, les opposants guinéens soutiennent tous que la junte est "disqualifiée pour diriger la Guinée". Pour eux, après les massacres du 28 septembre dont celle-ci s'est rendue responsable, il faut mettre en place une transition civile d'une période d'au moins un an pour préparer les échéances électorales.
Le 28 septembre dernier, des manifestants opposés à la candidature du chef de la junte guinéenne, Moussa Dadis Camara, à l'élection présidentielle du 31 janvier 2010, avaient trouvé la mort, au cours d'un rassemblement dans le plus grand stade du pays.
Selon le bilan officiel communiqué par les autorités, la répression de cette manifestation par les militaires a fait 56 morts. Les organisations de droits de l'Homme ont fait pour leur part état de plus de 150 personnes tuées.
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