Traité tour à tour et successivement comme un administré, puis comme un simplement déposant, le vis-à-vis de la banque en Tunisie accède progressivement au statut de client. Ce processus et les perspectives qui s’y attachent ont été au menu du petit déjeuner-débat organisé, samedi, par le Club ATUGE Finance sur le thème plus général de la qualité du service bancaire en Tunisie, avec comme invité le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Taoufik Baccar.
Tout en prenant acte du fait que des progrès restent encore à faire pour entrer dans les grâces du client, le premier responsable de l’Institut d’émission a affirmé que les efforts qui y convergent sont significatifs et que l’essentiel est de diffuser une culture de la qualité du service bancaire, non seulement à travers des rouages et des mécanismes institutionnels, mais aussi et surtout en incitant les ressources humaines employées par le secteur bancaire à s’imprégner d’une nouvelle mentalité ordonnée autour du souci de répondre comme il se doit aux attentes du client qu’il soit une entreprise ou un particulier.
Le gouverneur de la BCT a précisé que la stratégie mise en place à cette fin est une stratégie sui generis qui est propre à la Tunisie mais qui se nourrit d’un benchmark, essentiellement celui de l’Europe. Parmi les mécanismes mis en place, il a cité en premier lieu l’Observatoire de la qualité des services bancaires, la création de Prix du Président de la République de la qualité des services bancaires qui sera décerné pour la première fois cette année à la meilleure agence et l’organisation de Salons dédiés à la qualité des services bancaires.
Au demeurant, il a exhorté les banques à faire de leur mieux en vue d’améliorer les prestations destinées au clients en s’en tenant aux bonnes pratiques bancaires et faisant leurs les technologies de l’information qui assurent célérité , diligence et transparence à leurs services.
Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, a signalé au cours du débat, que le secteur financier tunisien, notamment bancaire est resté un secteur fermé, mais l’arrivée des opérateurs étrangers et la mise en place des plans de développement des banques tunisiennes, ont permis de créer un secteur concurrentiel, surtout que les opérateurs ont commencé à se bousculer pour gagner des parts de marché.
Nous y reviendrons.