La question de l’énergie est problématique en Afrique subsaharienne. Au Sénégal, le gouvernement a entrepris une réforme qui vise « à améliorer la sécurité de l’approvisionnement du pays en énergie, l’économie d’énergie, et à contenir les risques budgétaires».
Dans une note adressée au Fmi, on y apprend que le gouvernement appliquera le principe de vérité des prix et de mise en œuvre de mesures d’économie et d’efficacité énergétique. Pour soutenir ce programme, il compte modifier la structure des prix de l’électricité tous les 3 mois et adapter le processus institutionnel de fixation des prix. Aucune compensation pour un manque d’ajustement des prix ne sera fournie à la SENELEC et achever la recapitalisation de la compagnie avant fin juin 2009. Des ressources budgétaires de 7 milliards de FCFA lui seront apportées à cet effet.
Au vu des importants arriérés d’impôts de la SENELEC en 2008, il compte assurer que les paiements des impôts par la SENELEC soient inclus dans les calculs de l’équilibre financier de la compagnie et transférés régulièrement au gouvernement (au moins de façon trimestrielle). Conformément au programme de réforme du secteur de l’énergie du gouvernement, réaliser le dégroupage des activités de SENELEC (production, transport et distribution) avant fin octobre 2009, et l’entrée du secteur privé au capital des filiales et de la holding de SENELEC , d’ici fin mars 2010. A cet effet, une banque d’affaires sera sélectionnée comme conseil en transaction avant fin novembre 2009.
Le gouvernement sénégalais compte aussi éliminer la subvention sur le gaz butane avant fin juin 2009. D’ici là, les prix du gaz seront ajustés afin de limiter le montant annuel de la subvention à 6.5 milliards de FCFA en 2009, transformer le Fonds de Sécurisation des Importations de Produits Pétroliers (FSIPP) actuel, en Fonds de Sécurisation des Approvisionnements en Produits Pétroliers (FSAPP) et prolonger sa durée de validité actuelle de trois ans, pour finaliser le payement de la dette restante de 27 milliards de FCFA et financer en urgence, à travers du budget de l’État, les 10 milliards de FCFA nécessaires à la mise en œuvre de l’investissement lié à la logistique de la SAR, ainsi que d’autres investissements clés pour la SAR et l'approvisionnement en hydrocarbures. Autre mesure : maintenir le mécanisme de financement lié au FSIPP pour le FSAPP, tout en renforçant et en consolidant la gestion, le contrôle et le reporting. Par ailleurs, d’ici fin octobre 2009, le gouvernement s’engage à prendre les dispositions (légales, réglementaires et/ou administratives) nécessaires pour transférer la gestion de l’assiette et du recouvrement du FSAPP de la SAR à la DGID