Le nouveau ministre délégué au ministère de l'intérieur chargé des collectivités locales démarre son magistère par une bonne nouvelle. Au terme d'un périple-marathon qui l'a conduit au centre-ville de Dakar et dans la banlieue notamment Pikine, Guédiawaye et Rufisque, M. Aliou Sow a annoncé le lancement imminent de travaux de construction de routes neuves et de réhabilitation de chaussées détériorées dans la grande agglomération dakaroise en vue de la décongestionner.
Une bouffée d'oxygène pour les automobilistes qui ne savent à quel saint se vouer devant les lenteurs qu'ils subissent au quotidien dans la circulation routière. Un réel goulot d'étranglement qui a fait l'objet de plusieurs études, de colloques et de séminaires sans que des changements notoires ne soient apportés au sempiternel problème des embouteillages.
De l'avis du ministre sénégalais chargé des collectivités locales, « ce projet est d'une importance capitale pour les populations. Il devrait, à terme, permettre d'améliorer les conditions de desserte de Pikine et de Guédiawaye, de Rufisque et d'alléger la pression exercée sur la Route nationale 1, à côté de l'autoroute à péage. »
D'un coût de soixante milliards de Francs Cfa, l'étude de faisabilité a été bouclé depuis 2004. Le problème, ce sont les emprises sur les itinéraires ciblés par les tenants du projet du fait d'occupations anarchiques des populations. Une solution devrait être trouvée à cette question selon M. Mohamed Kabir Sow le directeur de l'Agence de développement municipale.
La réalisation de ce projet entre dans le cadre de l'exécution du Programme de renforcement et d'équipement des collectivités locales (Precol) initié par l'Etat du Sénégal .pour un montant total de 86,3 milliards de Francs Cfa.
Avec le soutien de la Banque mondiale et de l'Agence française de développement, les pouvoirs publics sénégalais sont résolus à appuyer la Communauté des agglomérations de Rufisque (Car) et la Communauté des agglomérations de Dakar (Cadak) pour une voirie digne de ce nom.
Espérons avec le ministre Aliou Sow que les populations qui habitent les tronçons à ériger sous peu partent d'elles-emes pour qu'on « ne soit pas obligé d'en arriver à des déguerpissements ».