Le Directeur du Conseil des Exportations Industrielles égyptien, Ahmed Fekri, a attiré l’attention sur le risque que pourrait connaître l’Accord d’Agadir, en devenant une porte détournée en ce qui concerne la participation égyptienne à cet accord, avec le Maroc, la Tunisie et la Jordanie avec l’Union Européenne. Le risque que A. Fekri a mentionné concerne notamment l’entrée de véhicules fabriqués en Europe dans son pays, sans payer les droits de douane, chose qui n’est pas sensée avoir lieu avant 2019.
Le directeur du Conseil des Exportations Industrielles, a affirmé « sa crainte, quant au recours de certains pays signataires de l’Accord à importer des véhicules européens, et les exporter en Egypte, en tant que produits fabriqués dans la zone Agadir, ce qui pourrait être considéré comme porte détournée de l’application de l’accord ».
L’accord de partenariat Egypte-Union européenne prévoit une baisse graduelle des taxes douanières sur les véhicules à partir de l’année prochaine, avec des quotas limitées qui conduiront en 2019 à une entrée des véhicules industriels au sein de l’Union avec des exonérations douanières totales.
Selon A. Fekri, « les exportations des constructeurs automobiles en Egypte ne dépassent pas 200 millions de dollars, alors que les exportations de la Tunisie dépassent le Milliard de dollars, ce qui nous oblige à intensifier nos opérations de marketing et attirer de nouveaux investissements ». Ainsi, a-t-il encore indiqué, certains constructeurs anglais étudient sérieusement la délocalisation de leurs activités en Egypte. De même, et au lieu d’intensifier la coopération entre les quatre pays arabes signataires de l’ Accord d’Agadir, les responsables qui devraient veiller sur le bon déroulement de cette coopération, commencent à pointer de doigts les autres pays, supposés être leurs partenaires.