Le processus de privatisation partielle de la Compagnie Tunisienne de Forage (CTF) devrait être relancé dans les prochaines semaines à la faveur du raffermissement des prix du pétrole à l’échelle internationale : le prix du baril a dépassé les 72$ ces derniers jours. Il est à rappeler qu’aucune offre n’a été soumise pour le rachat des 51% du capital de la Compagnie Tunisienne de Forage (CTF) à la date du 30 mars 2009, dernier délai ixé initialement pour la soumission des offres. Cela dit, l’appel d’offres n’a pas été déclaré « non fructueux » (comme cela a été le cas dans la privatisation de l’ex-Banque du Sud). Ce qui représente un gain d’environ neuf mois dans le processus de privatisation.
Ainsi, ce processus devrait reprendre avec les entreprises préalablement qualifiées. A ce propos, environ une dizaine de candidats potentiels avaient manifesté leur intérêt pour cette opération lancée au moment où les cours du pétrole avaient atteint des sommets à prés de 150$ le baril pendant l’été 2008.
Le retournement de la conjoncture économique internationale à partir de l’automne dernier, conjugué à la baisse des cours du pétrole, intervenus depuis la publication de l’appel d’offres aurait refroidi l’intérêt des investisseurs potentiels. Les dernières hausses des devraient favoriser l’intérêt des candidats.
Il est à rappeler que la CTF a été créée en 1981 et est une filiale de l’ETAP à hauteur de 90% de son capital. Le reste des participations est détenu à raison de 4% par la STIR, 4% par l’Office National des Mines (ONM) et 2% par la SNDP.
La Compagnie Tunisienne de Forage (CTF) fournit des prestations de services de forage et d’entretien de puits d’hydrocarbures (pétrole et gaz) de 2500 à 6000 m de profondeur. A ce titre, la CTF opère sur 6 plateformes (4 on-shore et 2 off-shore).