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Mardi 16 Mars 2010
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| 14-06-2009 : 25 millions de dollars de la BM au secteur burundais de la Santé |
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La Banque mondiale (BM) va débloquer un montant global de 25 millions de dollars US, sous forme de don, pour aider le gouvernement burundais à mettre en œuvre une nouvelle politique de gratuité des soins maternels et infantiles, a-t-on appris, vendredi, de source proche du ministre burundais de la Santé publique, Dr Emmanuel Gikoro.
Le don sera réparti en deux tranches, dont la plus importante, d'un montant de 20 millions de dollars US, ira aux soins maternels et infantiles, les 5 millions restants devant être consacrés au renforcement des capacités et à la motivation des personnels soignants, a précisé le ministre Gikoro.
Le haut responsable gouvernemental burundais a accueilli chaleureusement le don de la BM qui vient appuyer les mesures présidentielles d’il y a trois ans.
"Nous pensons que nous allons sauver de plus en plus de vies humaines dans ces deux catégories de personnes qui constituent plus de la moitié de la population dans notre pays", a-t-il souligné.
Les enfants de moins de 5 ans et les mères qui accouchent dans les structures sanitaires publiques du pays ne sont pas tenus de payer de l’argent pour accéder aux soins de santé sous le nouveau régime du président Pierre Nkurunziza.
Ces différentes initiatives officielles s’avèrent salutaires dans un pays où, d’après une étude de 2005 de la BM, la mortalité infantile et juvénile s’établissait respectivement à 109 et 181 pour 1.000 naissances vivantes et les taux de mortalité maternelle estimés stagnent depuis plusieurs années autour de 1.100 pour 100.000 naissances vivantes.
Le financement extérieur de l’autre mesure visant la stabilisation des personnels soignants par des primes et autres indemnités vient également à point nommé dans un pays qui n’en finit pas de se vider de ses meilleurs médecins qualifiés qui quittent le Burundi à la recherche de meilleures conditions de travail et de vie à l’étranger.
Le pays a vécu ces cinq derniers mois sans un seul médecin généraliste et spécialiste disponible au travail suite à leur longue grève décrétée pour exiger la hausse des salaires et l’amélioration des conditions de vie, rappelle-t-on.
Le secteur sanitaire national souffre, en outre, de la répartition inéquitable des personnels soignants hautement qualifiés qui s’agglutinent dans les grandes villes pendant que l’intérieur du pays se contente généralement de soins infirmiers.
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