Relayant celui de l’industrie, le Programme de mise à niveau des services PMNS a cependant ceci de particulier qu’il précède la libéralisation du secteur dont les négociations ont été engagées avec l’Union européenne. Les enjeux qui s’y attachent sont de taille. Il s’agit d’abord de soutenir la dynamique de compétitivité et de croissance des entreprises et renforcer le rendement du secteur des services de manière à relever les paris du développement, notamment ceux liés à l’emploi, l’investissement et l’exportation. Mais il est essentiel de permettre au tissu des entreprisses tunisiennes de services de se préparer à l’arrivée que l’on prévoit massive, des entreprises étrangères, dans la foulée de la reconnaissance du droit d’établissement.
Les nôtres seront-elles en mesure de résister à cette lame de fond ? C’est tout le défi qu’il sera vital pour elles de relever. En tout cas, le Programme de mise à niveau s’est assigné cet objectif et, manifestement, l’essentiel est en train d’être fait pour qu’il en soit ainsi.
Les composantes de ce programme ont été exposées aux journalistes, samedi , par les responsables de l’Unité de mise à niveau des services qui ont annoncé qu’un échantillon de cent entreprises a été sélectionné dans le cadre d’une « opération pilote » en guise de test pour identifier les attentes des entreprises au travers d’un diagnostic qui servira par la suite à aménager et ajuster le Programme suivant les besoins qui seraient exprimés par les uns et les autres.
Adaptable et évolutif, le Programme vise à accompagner les entreprises disposant d’un potentiel de développement intéressant et exerçant une activité continue et normale sur les différents segments du marché.
Un éventail de secteurs a été arrêté. Il s’agit des secteurs de la santé, des services fournis aux entreprises, des services professionnels, des technologies de l’information et de la communication et du transport.
Dans son volet microéconomique, le PMNS permettra aux entreprises participantes de bénéficier d’un appui sous la forme de participation au financement du diagnostic, de participation au financement des investissements immatériels, de participation au financement des investissements matériels, de financement d’actions transversales. Et de mise à disposition de fiches de positionnement stratégique et de potentiel de compétitivité des branches d’activités.
Par ses autres actions de nature transversale (développement des textes juridiques, consolidation du système d'information, etc.), le Programme bénéficiera à l’ensemble des entreprises du secteur.
Pour y être éligibles, les entreprises doivent disposer d’un potentiel de développement intéressant et exercer une activité continue et normale sur le marché.
L’adhésion au PMNS est basée sur le volontariat. Toute entreprise des cinq secteurs concernés peut se porter candidate au PMNS pourvu qu’elle réponde à la condition d’ancienneté de deux années effectives d’activité.
Objectif : 64% du PIB
Les investissements dans les services en Tunisie augmentent d'un quart en un an selon le ministère du Commerce et de l'Artisanat.
L’objectif du plan décennal de développement de la Tunisie, 2007-2016, a pour objectif de porter la contribution du secteur des services à 64% du PIB et à 30% des exportations.
Les investissements dans les services en Tunisie augmentent de près du quart en un an, indique une source officielle citant le ministère du Commerce et de l'Artisanat.
En données chiffres, les investissements dans les services ont progressé de 24,9% en un an, passant de 57,1 millions de dinars (près de 28 millions d'euros) en janvier 2008 à 71,3 millions TND en janvier 2009.
Ces investissements sont concentrés dans les régions de l'est tunisien (+17,4% à 62,9 MDT) et, dans une moindre mesure, dans les régions de l’ouest (+140% à 8,4 MDT).