La direction de Attijari Bank a tenu, l’après midi du 19 mai courant, la communication financière portant sur l’activité de la banque au cours de l’année 2008. Une année à l’issue de laquelle, la banque a réalisé une forte performance, étant donné que la majorité de ses ratios sont en hausse. Selon Hassen Bartal, la Pdg de la banque « l’année 2008, est la deuxième année de notre plan de développement, et si l’année 2007, était celle de l’assainissement, l’année 2008, fut celle du début de développement et de la consolidation ».
La Banque avait adopté un plan stratégique de développement pour la période 2007-2012, qui combine un programme d’investissement volontaire articulé autour de son réseau d’agences et le déploiement d’un nouveau système d’information, dans l’objectif de renforcer ses indicateurs financiers et ses services en ligne.
L’année 2008 a connu donc des progrès sur différents niveaux pour Attijari Bank, le nombre d’agences est passé à 140 et le nombre des GABs est passé quant à lui à 118. Mais les plus importantes réalisations sont celles qui ont concerné le Chiffre d’affaire de la Banques ainsi que ses autres ratios.
Progression tout azimuts des ratios de la banque
Le total bilan de la banque s’est situé à 2,840 millions de dinars vers la fin de 2008, soit une progression de 20,17% par rapport à 2007, les fonds propres ont à leur tour crû de 50,46%, pour se situer à 137 md, alors que le résultat net est passé à 40,7 millions de dinars, soit une progression de l’ordre de 50,1% par rapport à 2007, ces indicateurs ont contribué à une hausse du produit net bancaire de l’ordre de 22,7%, qui a atteint 128,5 millions de dinars. Cette progression, affirme la direction de la banque, est attribuée à la bonne performance simultanée de la marge d’intérêt (30,6%), de la marge sur commissions (11,9%), et du protefeuille-titres qui a enregistré une croissance de 20,4%.
Quant au résultat net de la banque, qui a connu en 2007 une baisse de 9,4% par rapport à une année auparavant, il a augmenté de 50,1 millions de dinars. Cela a été expliqué par la forte récupération des provisions. Le coefficient de l’exploitation s’est amélioré, il est passé de 60,4% en 2007, à 53,4% en 2008. Les dépôts de la clientèle ont progressé de 24,1% par rapport à 2007, alors que les créances sur la clientèle ont enregistré une augmentation de 15,2%.
32 nouvelles agences, 107 nouvelles recrues et Bâle II en chantier…
En gros, AttijariBank a procédé à l’ouverture de 32 nouvelles agences en 2008, ce qui a contribué à l’évolution de ses immobilisations nettes totales de 145%. Par ailleurs, les 1384 collaborateurs de la banque se sont renforcés par 107 nouvelles recrues en 2008. Au cours de 2008, la banque a aussi procédé à l’inauguration de l’Académie Attijari, dans « une logique de perfectionnement continu des compétences des collaborateurs et d’ouverture de nouvelles aires de mobilité ». La banque a aussi adopté un code de déontologie « répondant à l’éthique de la profession ». Parmi les autres actions de la banque en 2008, le ciblage de 2,8 millions d’abonnés de la STEG dans le cadre de la convention Prosol II, dont l’objet est d’encourager l’acquisition de chauffe-eau solaire par les ménages tunisiens, ainsi que la signature d’une convention de partenariat avec l’Agence de Promotion de l’Industrie (API), choisie par la BCT (Banque Centrale de la Tunisie). Attijari Bank, a signé par consquénet une convention de parrainage de la pépinière d’innovation technologique de Kairouan afin d’accompagner les jeunes promoteurs de la région dans la réalisation de leurs projets.
Une nouvelle tour pour le siège de la banque portera l’investissement à 45 MD
Durant la session de questions/ réponses, le Pdg de la banque a assuré que la bataille de l’assainissement ira sur deux fronts. La consolidation des fonds propres de la banque ainsi que d’attaquer les bas des créances. Ce sont, selon H.Bortal, « les chevaux de bataille de la banque ». Quant aux créances classées, dont le taux enregistré par Attijari est loin des 70% exigés par la BCT, H. Bortal a affirmé que l’effort çà ce niveau est continu dans l’objectif de le limiter, et que « nous ne bénéficions d’aucune dérogation particulière de la part de la BCT, et nous faisons de notre mieux afin d’atteindre ce ratio de solvabilité » a-t-il souligné.
Interrogé sur les préparatifs de la banque quant aux exigences des normes de Bâle II, le pdg d’Attijari Bank a confirmé que le projet est en cours de préparation et que « plusieurs recommandations sont débattues en interne ». H. Bortal a par la suite évoqué le siège social de la banque, qui devra connaître une expansion par rapport à ce qui lui a été décidé en premier lieu, « l’investissement consistait à la construction d’une seule tour dont les coûts s’élèveraient à 25 millions de dinars, mais afin de répondre aux exigences de l’expansion de la banque, il a été décidée qu’une deuxième tour soit construite, ce qui élèverait les coûts du projet à 45 millions de dinars ».
Interrogé par AM sur la contribution de la banque à l’économie tunisienne tant sur ses offres adressées aux PME qu’à ce qu’elle offre pour l’accompagnement des jeunes promoteurs, surtout à la lumière de ses résultats positifs, H. Bortal a précisé que 500 dossiers de financement de PME sont à l’étude chez les différents services de la Banque « pour nous c’est un cheval de bataille, et nous voulons nous rapprocher davantage de cette frange», nous a-t-il indiqué. Quant au support aux jeunes promoteurs, le Pdg de la banque a souligné que « seulement 16% des 2 millions de dinars des encours de la banque sont partis sous forme de crédits à la consommation, le reste est parti sous forme d’autres crédits, dont ceux notamment au profit de jeunes promoteurs ». H. Bortal a par la suite énuméré les actions prises par Attijari Bank en faveur de cette frange telle que l’association avec le CJD (Centre de Jeunes Dirigeants), dont l’objectif est d’aider les étudiants à concrétiser leurs projets, ainsi que la création du groupe Tunisie Entreprendre, dont l’objectif est d’assister, trois années durant, les créateurs de projets, les servir de différentes manières, mais « pas nécessairement financièrement ».