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Lundi 15 Mars 2010
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| 13-05-2009 : La crise financière a préoccupé les médias africains |
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Les médias africains ont suivi avec une "attention particulière jamais égalée" les questions économiques pendant les sept derniers mois en raison de la crise financière internationale, a relevé mardi à Dakar, le président de l’Association des télévisions africaines, Mactar Sylla.
"Jamais la presse africaine n’a couvert autant les questions économiques les sept derniers mois", a déclaré M. Sylla, à l’occasion d’un déjeuner de presse dans la capitale sénégalaise sur le thème: "La crise financière vue par les médias africains".
La rencontre a été présidée par le président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka; Carol Pineau, ancienne présentatrice de CNN; William Wallis, journaliste au "Financial Times".
L’interpellation de la presse africaine dans sa diversité a consisté à relayer les informations des grandes agences et chaînes internationales, a indiqué M. Sylla.
"C’est parfois avec une perspective morose, un certain alarmisme sur les conséquences de cette crise en Afrique que les organes de presse africains ont tenté de relayer", a-t-il ajouté.
"La presse écrite a tiré son épingle du jeu avec un contenu pertinent et structurant sur la crise", a dit l’ancien directeur de TV5 Afrique et du bouquet World Space.
Mactar Sylla a exhorté les dirigeants et les experts de la BAD à investir les plateaux de télévision et les rédactions des médias africains pour mieux expliquer la crise et ses conséquences sur le continent.
"La BAD devrait considérer les médias africains comme des infrastructures susceptibles d’être financées pour qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle", a-t-il ajouté par ailleurs.
Pour sa part, Carol Pineau a observé que les médias américains accordaient peu de place aux conséquences de la crise sur l’Afrique.
Pis, a-t-elle déploré, "lorsqu’on parle des fonds qui sont mobilisés en Europe ou aux Etats-Unis pour la relance économique, on parle de financements, alors que quand il s’agit de la même chose pour l’Afrique, on parle d’aide".
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