Le Zimbabwe a annoncé, jeudi, avoir obtenu de nouvelles lignes de crédit d'un montant de 450 millions de dollars US de deux banques africaines pour soutenir les efforts visant à relancer son économie ruinée.
Le ministre des Finances, Tendayi Biti, a indiqué que la Banque africaine d'import-export basée au Caire devrait donner à son pays 250 millions de dollars de lignes de crédit pour le secteur industriel, tandis que la PTA Bank, dont le siège est à Nairobi, devrait injecter 200 autres millions de dollars US de lignes de crédit.
Ce sont les dernières d'une série de lignes de crédit obtenues ces derniers jours par ce pays d'Afrique australe qui se bat pour sauver une économie dévastée par dix années de mauvaise gestion et de corruption.
Le Zimbabwe avait obtenu, la semaine dernière, 400 millions de dollars US de lignes de crédit de donateurs bilatéraux africains, notamment de pays membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et du Marché commun pour l'Afrique orientale et australe (COMESA).
Selon M. Biti, ces nouvelles lignes de crédit de l'Afreximbank et de la PTA Bank serviraient à relancer les industries locales telles que les mines, l'activité bancaire et la production, qui étaient sur le point de s'effondrer du fait de la crise économique.
"Nous sommes reconnaissants envers ces infrastructures pour leur soutien", a-t-il dit, avant d'indiquer que Afreximbank avait également accepté de garantir des obligations que le pays envisage d'émettre, à destination essentiellement des Zimbabwéens de la diaspora.
Le pays a dévoilé un plan de relance économique de l'ordre de 8,5 milliards de dollars US et a demandé aux donateurs régionaux et internationaux de le financer.
Il porte notamment sur la relance des industries locales, particulièrement la production et les secteurs d'exportation, jugés essentiels pour la stabilisation de l'ensemble de l'économie.
Certains donateurs ont commencé à reprendre langue avec le Zimbabwe, quelques mois après la formation d'un gouvernement de coalition, mais les Etats-Unis et d'autres grandes puissances occidentales restent circonspects vis-à-vis du président Robert Mugabe.
Washington a fait savoir qu'il ne reprendrait ses contacts avec ce pays que s'il constate des changements démocratiques clairs et irréversibles.
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