Décidément, ça cafouille dans la mise en place du nouvel attelage gouvernemental. Mis en place vendredi dernier, il aura fallu attendre soixante douze (72) heures pour qu’il soit retouché. Comme si préalablement, on n’avait pas suffisamment bien réfléchi avant de le mettre en place.
C’est d’abord l’avocat sénégalais Me Ousmane Ngom, compagnon de la première heure du chef de l’Etat sénégalais qui a retrouvé son strapontin. Son successeur à la tête du ministère d’Etat chargé des mines et de l’industrie de la ville de Thiès (70 kms de Dakar) n’aura occupé son fauteuil que trois jours.
M. Ibrahima Cissé, puisque c’est de lui qu’il s’agit , cadre d’assurance de son étai, est un militant du parti au pouvoir, le Parti démocratique sénégalais (PDS) au pouvoir à Dakar. D’aucuns considéraient qu’il avait le profil.
Puis, c’est M. Abdoulaye Diop, anciennement ministre d’Etat chargé de l’économie et des finances dont le département s’était vu amputer de l’économie qui retrouve « son » bien. Ce sont donc moins de responsabilités pour Karim Wade dont nous faisons état précédemment de l’hyper ministère qu’il dirigeait pour son entrée au gouvernement. Avec rang de ministre d’Etat.
Une première au Sénégal. Ce qui a étonné à la fois des bailleurs de fonds traditionnels de ce pays et des Sénégalais ordinaires ? Nombreux sont parmi ces derniers qui ont dénoncé ce qu’ils ont appelé un favoritisme de mauvais aloi qui ne dit pas son nom au profit du fils à qui le père entend donner les moyens de lui succéder.
Ces Sénégalais considèrent même que Karim Wade est un Premier ministre-bis au regard de ses immenses responsabilités gouvernementales. Naturellement, même s’ils sont moins nombreux à s’épancher dans la presse, les partisans du fils du chef de l’Etat soutiennent pour leur part que ce dernier a l’étoffe requise pour manager ce nouveau ministère dans l’armature gouvernementale.
Abdoulaye Diop, mécontent de se voir délester d’un juteux fromage qui pèse au bas mot cinq cent (500) milliards de francs CFA, en fait une significative partie de l’argent que les bailleurs de fonds déversent chaque année au Sénégal, a recouvré la plénitude de sa charge après une entrevue avec le président de la République.
D’autres pontes du régime regagnent également des positions intéressantes. Ce sont MM. Abdoulaye Faye qui retrouve son portefeuille de ministre d’Etat à la présidence de la république et Mame Birame Diouf, ancien ministre de la culture, du patrimoine historique classé, de la francophonie et de l’alphabétisation qui est depuis ce mardi nommé ministre d’Etat auprès du chef de l’Etat chargé de la coordination du prochain festival mondial des arts nègres (FESMAN) que Dakar doit accueillir en décembre prochain.