A la faveur du énième remaniement ministériel intervenu le 1er mai dernier, le fils du président de la République du Sénégal s’est vu propulser vers un super ministère. Après avoir piloté les chantiers lancés dans le cadre de l’organisation du dernier sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) en sa qualité de président du conseil de surveillance, Karim Meïssa Wade entre pour la première fois dans le gouvernement.
La gestion de ce dossier par l’homme que l’on dit très influent sur son père a connu des fortunes diverses. Si ses partisans le créditent d’avoir réussi, par contre, ils sont légion ceux qui estiment que jusqu’à présent l’ANOCI n’a pas atteint ses objectifs. Officiellement, il est devenu ministre d’Etat-au cinquième rang protocolaire- chargé de la coopération internationale, des infrastructures, des transports aériens et de l’aménagement du territoire.
Un hyper ministère qui a sous sa tutelle une bonne partie de l’économie nationale. M. Abdoulaye Diop, le ci-devant ministre d’état chargé de l’économie et des finances a vu ses domaines de compétence fortement réduits. IL ne gère plus que le département des finances même s’il conserve le titre honorifique de ministre d’Etat (7è sur la liste du nouveau gouvernement).
Selon plusieurs de ses proches, il ne décolérerait pas contre le nouveau Premier ministre M. Souleymane Ndéné Ndiaye reprochant à ce dernier ne pas lui avoir pipé mot du charcutage de son département ministériel. Certains titres croient même savoir que M. Diop pourrait rendre le tablier. Furieux qu’il ait été délesté de l’économie.
Ce département atterrirait chez Karim Wade. On prête au chef de l’Etat l’intention de déblayer le terrain menant vers la présidence de la République à son fils. On attend avec intérêt la publication par le chef de l’Etat des décrets répartissant les attributions des différents ministères pour savoir qui gère effectivement quoi. En attendant, de fait, M. Karim Wade manage de larges secteurs névralgiques de l’économie sénégalaise.