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Dimanche 14 Mars 2010
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| 17-04-2009 : La Namibie frappée par la crise économique mondiale, selon le FMI |
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La Namibie doit renforcer la croissance de son secteur non-minier pour réduire la pauvreté et le chômage dans le pays, a déclaré le Fonds monétaire international (FMI), invitant les autorités à se servir d'une politique fiscale pour soutenir la croissance.
Le FMI a annoncé jeudi que la croissance économique de la Namibie avait été éclipsée par la crise économique mondiale et a insisté sur le fait que les dépenses du gouvernement devraient être de bonne qualité et qu'il faudrait dans le même temps renforcer la gestion du budget.
"La dégradation de la situation économique mondiale a entraîné un déclin du secteur minier qui pourrait s'accentuer en cas de crise mondiale prolongée", a déclaré le FMI dans une évaluation régulière de la situation en Namibie.
Le Fonds a recommandé que la Namibie maintienne ses politiques macroéconomiques et ses réformes structurelles pour accélérer la croissance du secteur non-minier de l'économie, en vue de réduire le chômage et la pauvreté.
Une politique fiscale moins expansionniste va permettre une augmentation plus progressive des dépenses d'investissement, tout en sauvegardant la viabilité fiscale, selon le Fonds.
Le gouvernement namibien a le mois dernier annoncé une reprise du développement des infrastructures et qu'il était à fond derrière pour attirer les investisseurs.
Le taux de change namibien arrimé au rand sud-africain continue à bien servir l'économie au vu de l'importance des flux de capitaux et des échanges entre les deux pays.
Le dollar namibien est à parité fixe avec le rand sud-africain.
Cependant, cette parité et ses relations financières étroites avec l'Afrique devraient priver à long terme la Namibie d'une politique monétaire indépendante.
"Dans ce cadre, le FMI insiste sur l'importance du maintien de réserves internationales suffisantes et de la surveillance étroite des flux de capitaux afin d'ajuster les taux d'intérêt à temps en cas de besoin", selon le FMI.
Le Fonds a également souligné que les turbulences sur le marché mondial avaient un "impact immédiat" très limité sur le secteur bancaire namibien, puisque les banques namibiennes restaient bien capitalisées avec un faible taux de prêts improductifs.
Cependant, le FMI a déclaré que le secteur bancaire devrait être étroitement surveillé au fur et à mesure du déroulement de la crise et étant donné le fait qu'il y a une forte concentration de prêts immobiliers et à la consommation.
"Les directeurs du FMI ont invité les autorités namibiennes à poursuivre leur programme de réformes structurelles afin de renforcer la compétitivité de leur pays, de diversifier l'économie et de soutenir les perspectives de croissance", selon le FMI.
Le Fonds s'est également félicité des efforts du gouvernement pour resserrer les besoins en investissement local pour les fonds de pension et les compagnies d'assurance, tout en surveillant étroitement les développements et en procédant aux ajustements nécessaires pour limiter les risques pour les investisseurs institutionnels.
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