La Banque centrale de la Namibie a révisé à la baisse ses prévisions de croissance économique de 1 à 0,4 pour cent, du fait de la chute de la production de diamant et une baisse prévue des recettes dans le secteur lucratif du tourisme.
La Banque de la Namibie (BoN) a également déclaré avoir réduit son taux directeur d'un point à 08 pour cent, ce qui fait la troisième baisse depuis décembre 2008, quand le taux était de 10,5 pour cent.
"La banque considère qu'un autre assouplissement de la politique monétaire était nécessaire pour soutenir l'économie locale en stimulant l'expansion de la demande des consommateurs et de l'investissement", a déclaré mercredi le gouverneur de la BoN, Tom Alweendo.
La banque centrale a indiqué que l'inflation de la consommation était régulière à 11,6 pour cent en février, ajoutant qu'elle devrait baisser à un seul chiffre à moyen terme.
M. Alweendo a souligné qu'une récession mondiale avait frappé la demande en matières premières, avec des conséquences sur les secteurs de l'exploitation minière et du tourisme, les deux grands secteurs pourvoyeurs de ressources de l'Etat.
"Les principaux secteurs d'exportation de la Namibie, particulièrement les diamants, continuent à être très affectés par la récession économique mondiale", a expliqué M. Alwendoo.
D'après la banque, la production de diamants va diminuer de 60 pour cent cette année, même si les prévisions portaient sur une baisse de 48 pour cent.
NamDeb, la plus grosse entreprise de diamants montée par De Beers et la Namibie, a arrêté sa production pour trois mois suite à une baisse de la demande après le plongeon de la vente des bijoux.
"Nous prévoyons un resserrement de l'économie plus important que prévu, particulièrement dans le secteur de l'exploitation minière, qui semble être plus durement touché que nous l'escomptions", a déclaré M. Alweendo.
La série de mauvaises nouvelles s'est étendue au secteur lucratif du tourisme.
D'après la banque centrale namibienne, on assiste à un ralentissement de la croissance de ce secteur, avec une baisse de 30 pour cent des arrivées touristiques.
M. Alweendo a déclaré que la situation économique était "très préoccupante", en révélant que si la situation se dégradait davantage, la banque serait obligée de réviser une nouvelle fois ses prévisions de croissance.
Les crédits accordés au secteur privé sont passés, quant à eux, de 11 pour cent en janvier à 9,9 pour cent en février.
Sur une base annuelle, les ventes de véhicules ont reculé de 8,4 pour cent en février.
"Dans l'ensemble, les conditions du crédit restent relativement limitées", a avisé M. Alweendo.
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