Le Zimbabwe a révisé ses prévisions de recettes budgétaires à la baisse ce mercredi, en invoquant la faiblesse des rentrées de fonds depuis le début de cette année.
Le ministre des Finances, Tendai Biti, a déclaré au Parlement que les recettes budgétaires étaient désormais projetées à 1 milliard de dollars américains, comparés à 1,7 milliard de dollars précédemment.
Il a indiqué que les encaissements ces deux derniers mois, initialement prévus pour atteindre 140 millions de dollars par mois, n'ont été que de 25 millions et 30 millions de dollars, respectivement, ce qui est bien en-dessous des prévisions.
M. Biti, qui a pris ses fonctions le mois dernier dans le cadre d'un gouvernement de coalition, a déclaré que les autorités annonceraient jeudi un plan de relance économique à court terme dans le cadre duquel, le Zimbabwe va demander au moins deux milliards de dollars de soutien aux bailleurs de fonds.
Cet argent est nécessaire pour payer les fonctionnaires et rétablir les services sociaux de base comme l'approvisionnement en eau, la santé et l'éducation.
Bien que la plupart des donateurs aient adopté une attitude attentiste face au nouveau gouvernement de coalition, certains pays ont commencé à se rapprocher du Zimbabwe.
L'Australie est devenue la semaine dernière le premier pays à donner de l'argent directement au nouveau gouvernement, en accordant 10 millions de dollars à Harare.
Le Danemark envisage pour sa part de renouer ses relations avec le Zimbabwe, rompues en 2002 pour des violations présumées des droits de l'homme.
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