Les tarifs bancaires sont-ils trop chers en Tunisie ? Tout porte à le croire et le tout récent sondage effectué à cet égard par l’Observatoire des Services Bancaires, sur son site web, n’est pas pour administrer la preuve du contraire.
En effet, 38,52% des sondés ont affirmé que ces services sont « chers ». Exactement le même taux abonde dans ce sens et trouve qu’ils sont « trop chers ».En revanche, 15,57% des personnes interrogées estiment que les tarifs des services bancaires demeurent « peu élevés », alors que seulement 7,38% trouvent que les tarifs de ces services sont « adaptés ». Cette enquête a porté sur un échantillon de 122 personnes.
Manifestement, les services bancaires, tels qu’ils sont rémunérés en Tunisie demeurent couteux même si un précédent comparatif établi par le même observatoire relevait que sept banques tunisiennes ont modifié leurs grilles tarifaires, soit par la réduction ou même la suppression totale de la perception de commission pour certains services, ce qui aurait pu se traduire par une certaine dynamique s’agissant du réajustement du coût des services bancaires.
Manifestement aussi, les prestations fournies dont l’amélioration de la qualité est l’objectif essentiel assigné à l’Observatoire des Services Bancaires depuis son entrée en activité en Novembre 2006, ne se sont pas mises en adéquation avec les tarifs y afférents, nécessitant des efforts encore plus soutenus à l’effet d’améliorer la relation entre l’usager et sa banque.
Pourtant, la Banque Centrale de Tunisie ne semble pas indifférente au problème que pose la tarification des services, ayant déjà lancé une campagne de sensibilisation en direction des différentes établissements de crédit pour les inciter à améliorer la qualité des leurs services et à les tarifier sur un mode qui s’y accorde et qui suscite surtout la satisfaction de leurs clients.
Il reste que c’est à l’OSB de prendre comme il se doit le relais et s’investir encore plus dans la mise en œuvre des missions qui sont les siennes, à savoir notamment , et comme le stipule son texte fondateur, l’information et le renseignement sur les services et produits bancaires et leurs coûts; la réalisation d’études sur les services bancaires et leur qualité, l’organisation de consultations sectorielles à cet effet et l’établissement d’indicateurs quantitatifs permettant de mesurer le coût des services bancaires et le degré de satisfaction de la clientèle, ce qui est bien en chantier mais apparemment en-deçà des attentes des clients comme l’atteste le dernier sondage de l’OSB.