Une délégation d’hommes d’affaires tunisiens se rend cette semaine au Cameroun pour participer, entre autres à l foire commerciale tuniso-camerounaise, co-organisée par l’ambassade de Tunisie au Cameroun et le ministère camerounais du Commerce.
Une vingtaine d’entreprises tunisiennes participe à cette mission destinée à faire connaître les produits tunisiens des secteurs de la communication, de l’informatique, du bâtiment, de technologie....
Il s’agit d’un jalon de plus sur la voie de la coopération économique tuniso-camerounaise dans la foulée de la signature de nombre d’accords destinés à enrichir le cadre juridique régissant la coopération entre les deux pays de nature à encourager les hommes d'affaires tunisiens et camerounais à intensifier les échanges.
Il s'agissait d'un accord sur la coopération dans les domaines énergétique, géologique et minier, d'un programme exécutif de l'accord-cadre de coopération économique, scientifique, culturelle et technique pour la période 2009-2011, d'un mémorandum d'entente pour les consultations diplomatiques régulières entre Tunis et Yaoundé, et d'un accord préférentiel de coopération technique.
Il a été convenu d'autre part par les deux parties de poursuivre les négociations sur des projets d'accords relatifs à la santé et aux affaires foncières.
Les deux pays ont, en outre, signé un accord de coopération dans le domaine industriel aux termes duquel ils s'engagent à promouvoir le partenariat entre les entreprises publiques et privées dans les deux pays, et notamment, entre les structures d'appui à l'industrie.
En matière d'accompagnement de la PME, de la mise à niveau et d'encouragement au partenariat industriel, cet accord comporte les opportunités de coopération institutionnelle et d'échanges d'expertises offertes par les programmes de développement industriel dans les deux pays.
Les deux parties ont convenu à cet effet de la création d'un comité de suivi et d'évaluation chargé de mettre en œuvre les actions convenues.
Il y a lieu de rappeler que les entreprises tunisiennes sont impliquées dans beaucoup de projets camerounais, en dépit de la rude concurrence occidentale et asiatique, et ces projets ont été menés par des experts tunisiens qui ont démontré leurs compétences de haut niveau.
Entre autres domaines, l'informatique à travers la société Groupement Informatique qui travaille dans la réhabilitation des activités de la société nationale des télécommunications (Camtel), Oracle Tunisie qui a permis de mettre en réseau toutes les banques relevant de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac), la société Etep des travaux publics qui réalise le projet de construction des routes et de l'échangeur à Douala. Par ailleurs, les bureaux d'études tunisiens sont très présents au Cameroun pour l'étude de faisabilité, le contrôle, la supervision et le suivi de plusieurs projets réalisés au Cameroun. Même des entreprises occidentales ont sollicité les compétences tunisiennes pour la réalisation d'un certain nombre de projets au Cameroun.
L’économie camerounaise : potentiel prometteur
Pays relativement riche, son économie est avant tout agricole et peut compter, en fonction de la diversité du pays, sur une large gamme de produits.
Alors que le cacao est produit surtout dans le centre et le sud du pays (avec souvent de vieilles plantations), on remarque une extension récente dans la région du Sud-Ouest. Les exportations annuelles sont de 100?000 t en moyenne et représentent en valeur le premier poste parmi les produits agricoles. On produit aussi au Cameroun deux sortes de cafés: le robusta est cultivé dans les provinces de l'Est et dans les plaines du littoral et du Sud-Ouest, par de petits planteurs principalement et quelques grosses exploitations; l'arabica, produit d'altitude, provient des plateaux de l'Ouest. La banane du Mungo a connu un redressement spectaculaire au cours des dernières années. Dans le Nord, le coton domine; les zones de culture, cantonnées naguère dans la province de l'extrême Nord, se déplacent vers le sud (bassin de la Bénoué), moins sujet à la sécheresse.
Les hydrocarbures sont une production relativement récente au Cameroun, toutefois, dans les années 1980, le Cameroun est devenu le troisième producteur d'Afrique au sud du Sahara (après le Nigeria et l'Angola) et les exportations sont équivalentes, en valeur, à l'ensemble des productions agricoles et forestières. Une raffinerie est implantée à Limbe. Mais les réserves sont faibles. En revanche, des gisements de gaz importants ont été identifiés près de la côte, mais leur exploitation est différée à cause du coût de construction d'une usine de liquéfaction.
Les industries ne sont pas très nombreuses au Cameroun. Il faut citer cependant toutes celles qui transforment les produits agricoles: égrenage du coton, rizeries, usines à café. Plus importantes sont les industries de filature et de tissage de coton (Garoua et Douala), la raffinerie de sucre (Mbandjok), les huileries de palme (dans le Sud-Ouest et sur le littoral), la fabrication du latex (Tiko). Ajoutons à cet inventaire les industries du bois: scieries des exploitations forestières et deux usines de transformation (contreplaqués, placages). Depuis longtemps existe au Cameroun une importante usine de production d'aluminium.
Hormis le pétrole le Cameroun dispose d'importantes réserves de bauxite, fer, cobalt, nickel et manganèse, actuellement peu exploitées. La bauxite actuellement traitée dans le complexe Alucam (Aluminium du Cameroun) à Edéa est importée principalement de Guinée-Conakry.
Ces dernière années, le gouvernement a signé ou négocié des accords avec des pays comme la Chine ou des entreprises telles que Géovic, Sundance Ressources ou Hydromine pour l'exploitation de plusieurs matières premières dans les provinces de l'Est et de l'Adamaoua, et du Nord.