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Jeudi 18 Mars 2010
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| 12-01-2009 : Retour au calme sur le marché parallèle des devises en RD Congo |
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La surchauffe qui a secoué le marché congolais de change, le week-end dernier, marquée par une forte dépréciation du Franc congolais, a cédé la place à l'accalmie, la monnaie congolaise passant de 850 à 550 FC pour 1 dollar US ce lundi, a constate la PANA.
Le week-end dernier, le dollar américain avait atteint sur le marché parallèle le pic de 850 FC sur certaines places de change de Kinshasa.
Pour le gouvernement, cette surchauffe était consécutive à la baisse des ressources issues de l'exportation du pétrole, du bois ainsi que des produits miniers, à la suite de l'effondrement des prix des minerais sur les marchés mondiaux, provoqué par la crise financière mondiale, au paiement des échéances, notamment envers le Fonds monétaire international (FMI) et à l'augmentation de la demande pour le renouvellement des stocks couplée avec la rétention spéculative et les phénomènes d'anticipation.
Les interventions régulières de la Banque centrale du Congo sur le marché de change étaient envisagées comme l'une des stratégies pouvant stabiliser et affermir la tendance baissière. C'est ainsi que plus de 7 millions de dollars américains ont été injectés sur le marché interbancaire de change afin de faire face à la forte demande de devises étrangères. Cette opération a eu comme effet bénéfique la réduction de la masse monétaire en circulation de 18 milliards de Francs congolais.
Selon la Banque centrale du Congo (BCC), son taux directeur a connu successivement des hausses allant de 28 à 40 % puis à 55%. Le relèvement du coefficient de réserve des banques commerciales de 5 à 7%. Toutes ces mesures visent, indique la BCC ++à éponger la liquidité excédentaire du Franc congolais++ en circulation.
Cependant, la BCC relève que les mesures d'ordre monétaire ne sauront produire des résultats escomptés durables sans un ajustement de grande envergure de la politique budgétaire.
Il s'agit, selon l'Institut d'émission, d'un défi mieux d'un pari de bonne gouvernance budgétaire qui passe nécessairement par le respect de la chaîne de la dépense. La BCC conseille au gouvernement à ne dépenser que sur la base caisse, évitant absolument tout recours au financement monétaire.
La tentation est, en effet, grande, note la BCC, de recourir à la planche à billets pour financer les dépenses publiques face à l'écroulement de la masse des ressources financières du gouvernement. Une politique fiscale incitative combinée avec une gestion parcimonieuse du Trésor public peut atténuer, estime-t-elle, la situation financière explosive du pays.
D'autre part, il se constate que la valse des étiquettes n'a pas encore suivi dans le sens de la baisse. L'impact de l'évolution actuelle ne saurait être ressenti par le consommateur dans un avenir proche si des mesures correctives tardent à être prises.
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