L’ambassade de France tiendra, les 26 et 27 novembre 2008, un séminaire de présentation de la technologie française en matière de production électrique par le nucléaire civil et plus précisément de l’offre d’Areva en la matière. Ce séminaire fait suite à de pareilles rencontres déjà organisées en Tunisie par les Sud africains et les Canadiens.
L’ambassadeur Serge Degallaix a pour l’occasion organisé hier mercredi 19 novembre 2008, un point de presse, accompagné de Fékih Ali Mustapha, chef du projet de la centrale électrique nucléaire en Tunisie. Ce dernier, pas prolixe sur les détails et toujours soucieux de laisser les détails au Pdg Othmane Ben Arfa, a brièvement évoqué le bilan de l’étude de faisabilité pendant les deux années qui ont succédé à la décision présidentielle tunisienne, prise en novembre 2006. Il dira quand même, que deux sites ont finalement été, jusqu’ici, retenus pour cette centrale. Les deux sites se trouvent sur le littoral tunisien, l’un au Nord et l’autre au Sud. Il dira aussi que cette nouvelle centrale électrique nucléaire, aura une capacité d’au moins 700 mégawatt et pourrait arriver à 1000 Mégawatt. Et bien qu’on annonce que des techniciens tunisiens sont déjà en formation chez Areva, on affirme qu’aucune décision n’est encore prise sur la technologie qui sera adoptée ou achetée par la partie tunisienne, «bien que l’AIEA ait conseillé de prendre une technologie qui ait déjà fait ses preuves». La décision finale ne devrait cependant pas intervenir avant 2011.
Au cours de cette même rencontre, on apprendra que le premier ministre français, François Fillon, devrait faire une visite officielle en Tunisie, à l’invitation de son homologue tunisien Mohamed Ghannouchi, et qu’à l’occasion, les deux pays signeront l’accord sur le nucléaire civil qui a déjà été paraphé par unis et Paris à l’occasion de la dernière visite de Sarkozy en Tunisie.