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Mercredi 07 Janvier 2009
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| 14-11-2008 : Concertation sur les effets de la crise financière dans la filière bois |
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Le gouvernement congolais et les opérateurs de la filière forêt-bois ont discuté, vendredi, des mesures à prendre en vue de faire face à l'incidence de la crise financière internationale sur le secteur forestier, qui constitue la deuxième source de recettes de l'Etat après le pétrole.
Ces mesures, qui seront soumises au gouvernement pour appréciation, permettraient à ce secteur de sortir de cette phase de la conjoncture.
"Depuis près de huit mois, les prix du bois sur le marché international ont commencé par se tasser, parce que, avec la crise financière et immobilière internationale, la consommation du bois s'est réduite", a indiqué le ministre de l'Economie forestière, Henri Djombo.
"La consommation a baissé dans les plus grands pays utilisateurs de nos bois", a-t-il déploré, estimant que, face à la conjoncture, la tentation était grande de tout demander à l'Etat pour soutenir ce secteur.
Face à la baisse de la demande sur le marché international et faute de débouchés, toutes les compagnies forestières ou presque se sont retrouvées avec d'importantes quantités d'essences stockées dans leurs parcs à bois.
"Il n'y a plus de marché, ni de demandes non plus. Il y a certaines essences qui sont beaucoup plus touchées que d'autres, comme le sapelli", a expliqué Jean-Marie Mevellec, directeur général de la Congolaise industrielle du bois (CIB), la plus importante société forestière du nord Congo.
Le bois est le second produit d'exportation du Congo. En vingt ans, les exportations sont passées de 72 millions à 397 millions US dollars en 2006. La production générale par la trentaine d'opérateurs s'établit aujourd'hui à environ 1,5 million m3. Ce bois est exporté en Europe, aux Etats-Unis et en Asie pour les deux tiers.
Parmi les 500 essences dont dispose le pays, une quarantaine seulement est exportée, entre autres l'okoumé avec près de 50% d'exportations de grumes et le sapelli (64%), qui fait du Congo le plus grand pourvoyeur sur les marchés internationaux.
Le gouvernement et les opérateurs redoutent l'arrêt définitif de l'activité, et surtout le licenciement des employés, ce qui renforcerait le taux de chômage estimé à plus de 30% par l'administration publique.
Les compagnies forestières sollicitent, quant à elles, une fiscalité adaptée à la conjoncture.
Considérée par la Banque mondiale comme sous-évaluée par rapport à celle des autres pays d'Afrique centrale, la fiscalité forestière du Congo est passée de 4% à 8,2% en 2003.
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