Le ministre congolais de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda Ntungamulongo, a co-présidé mardi à Bruxelles avec le secrétaire d'Etat français en charge de la coopération et de la Francophonie, Alain Joyandet, la première réunion de la Troika ministérielle entre l'Unio n européenne et la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale(CEEAC).
Les délégués se sont longuement penchés sur l'évolution de la situation en République démocratique du Congo (RDC), pays qui assure, depuis le début de cette année, la présidence en execice de la CEEAC, après avoir succédé à la République du Congo (Brazzaville).
Au cours d'une conférence de presse, le ministre congolais s'est montré plutôt optimiste sur l'évolution prochaine de la situation au Nord Kivu, théâtre des combats violents entre les FARDC (Forces armées révolutionnaires du Congo) et les rebelles du Conseil national pour la démocratie populaire (CNDP), cela après le Sommet régional de vendredi dernier à Nairobi au Kenya.
Pour le ministre congolais, le résultat le plus positif de la rencontre de Nairobi est l'établissement d'un "mécanisme de vérification" à la tête de laquelle a été placée le président kenyan, Mwai Kibaki, et qui aura pour facilitateurs les anciens présidents du Nigeria Olesegum Obasanjo, et Benjamin Mkapa de Tanzanie.
A Nairobi, il a été convenu, dans le cadre de ce mécanisme, la participation des officiers de renseignement rwandais aux opérations de désarmement des milices des Forces de libération du Rwanda (FDLR), opérant à partir du territoire congolais.
Pour sa part, le ministre français Alain Joyandet a tenu de souligner la catastrophe humanitaire que représente les plus de 1 million 600 milles civils ayant fui les combats et errant dans la nature.
A cet égard, Alain Joyandet s'est réjoui du renforcement des troupes de la Mission des nations unies au Congo (MONUC) au Nord Kivu où les casques bleus sont passés en une semaine de 4.000 à 8.000 hommes.
D'autres points figuraient à l'ordre du jour de cette réunion de la Troika ministérielle UE-CEEAC, dont notamment l'évolution des négociations en vue de la conclusion d'un APE (Accord de partenariat économique) entre l'Union européenne et les pays de la région.
A ce jour, seul le Cameroun a signé avec l'UE un accord intérimaire de libre- échange compatible avec les règles de l'OMC. Les autres pays de la région restent réticents à la conclusion d'un APE complet avec l'Union européenne.
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