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Jeudi 08 Janvier 2009
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| 5-11-2008 : Une banque cap-verdienne impliquée dans des opérations illicites |
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Le directeur de supervisi on des institutions financières à la Banque centrale du Cap-Vert (BCV), Joao Fidalgo, a confirmé que son institution était au courant, depuis juin dernier, des irrégularités pratiquées à la Banque Insulaire, filiale d'une banque portugaise, installée dans l’archipel, depuis 1997.
Parmi les irrégularités, Jorge Fidalgo a cité le fait que la banque offshore recevait "une partie des actifs illégalement, c’est-à-dire une partie clandestine", qui n’était pas enregistrée dans les comptes de la Banque portugaise des affaires (BPN), l’institution financière qui vient d’être nationalisée par le gouvernement portugais.
De ces montants "dans l’illégalité", a-t-il indiqué, se trouvent les 360 millions d’euros que la Banque du Portugal (BP) a détectés quand elle a décidé de proposer la nationalisation de la BPN à cause de pertes cumulées de 700 millions d’euros.
S'exprimant à la Radio nationale à Praia, Joao Fidalgo a expliqué que la Banque centrale cap-verdienne avait déjà détecté des irrégularités à la Banque Insulaire, qui s’est engagée à restaurer la légalité, en précisant qu’elle était en voie d’être achetée par la BPN.
La perspective de la Banque Insulaire était qu’avec le processus d’achat manifesté par la BPN, son propre achat pourrait "remettre le capital social en solvabilité", a déclaré Joao Fidalgo, ajoutant que maintenant, "il devrait y avoir d’autres mesures".
Selon Joao Fidalgo, c’est la Banque du Portugal qui est en train de gérer la situation de la Banque Insulaire, parce qu’elle est une institution à capital portugais.
Joao Fidalgo a affirmé que la Banque Insulaire appartient à la Société portugaise des affaires et comme actionnaire majoritaire une holding dont le siège se trouve en Angleterre.
Le Cap-Vert a autorisé, jusqu’à présent, 13 institutions financières offshores, identiques à la Banque Insulaire, qui est la plus ancienne et qui a été autorisée en décembre 1997 et entamant ses activités le 30 octobre 1998.
Joao Fidalgo a expliqué que le scandale impliquant la Banque Insulaire "ne met pas en risque" le système financier cap-verdien.
Toutefois, a-t-il averti, la réputation de l’archipel pourrait être mise à l’épreuve si la gestion est nocive et que le Cap-Vert risque d'être reconnu comme un pays où il existe des banques où les gestionnaires s’arrangent par "une gestion imprudente”.
Le responsable bancaire a indiqué que l’octroi d’autorisation à de nouvelles institutions financières offshore passe par une procédure de plus en plus rigoureuse, ce qui l’amène à écarter la possibilité que le Cap-Vert devienne un "paradis fiscal", permettant le blanchiment d’argent et le mouvement de l’argent sale.
"Il peut arriver des situations anormales, mais je ne vois pas de danger à ce que le Cap-Vert soit considéré, en ce moment, comme un paradis fiscal", a-t-il soutenu.
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