Les professionnels kenyans locaux et de la diaspora auront désormais l'opportunité d'échanger des idées et de partager leurs connaissance avec l'ouverture d'un forum électronique kenyan.
Lancé le week-end dernier à partir d'un hôtel de Nairobi par l'Institut d'analyse politique et de recherche (IPAR), le Réseau des connaissances du Kenya (KNET) est un centre de documentation sur Internet.
Selon le professeur Justus Mwanje, le directeur exécutif de l'IPAR, le KNET que l'on appelle aussi "Grenier du Kenya", va principalement mettre en place un forum électronique pour débattre de sujets politiques majeurs, au niveau duquel des spécialistes qualifiés des principaux domaines de l'économie kényane et de la gestion des défis du développement, vont modérer les débats.
"L'objectif est de permettre au KNET d'exploiter les connaissances pour le développement, à travers la mise en place d'un réseau d'échange de pratiques, de centres de recherche stratégique, de professionnels, de décideurs et de spécialistes et d'universitaires, qui participent à la formulation et à la gestion des politiques et programmes de développement au Kenya", a déclaré M. Mwanje.
Il a indiqué que le KNET avait l'intention de mobiliser les décideurs, les analystes politiques, les professionnels, les associations, les organisations du secteur privé et de la société civile pour renforcer la pratique de consultation des experts.
Dans le cadre de ce processus, les experts vont soutenir les processus politiques, tels que l'élaboration des budgets, les débats parlementaires et les travaux du Conseil nationale économique et social (NESC).
Malgré le nombre important d'informations déjà disponibles dans le domaine intellectuel kényan, celles-ci restent largement inaccessibles aux citoyens ordinaires où à ses utilisateurs potentiels, a déclaré M. Mwanje qui a ajouté que le KNET allait promouvoir la coordination de ces données si utiles, le partage et l'accès à ces informations tout en encourageant tous les Kényans à l'utiliser.
"De nombreux travaux de recherche sous forme de publications, d'articles et de rapports pourrissent dans nos bibliothèques et désormais avec le KNET, ce ne sera plus qu'un mauvais souvenir", a-t-il indiqué.
En s'exprimant lors du lancement du réseau, le Dr. Kobena Hanson de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), qui a financé ce projet, a déclaré qu'un centre de documentation de la nature du KNET était essentiel en Afrique.
Ceci étant encore plus vrai si l'on tenait compte de l'intérêt croissant pour les connaissances locales et le capital intellectuel.
Il a noté que dans le contexte économique mondial actuel, la production de connaissances se faisait à un rythme soutenu.
"Ce qui rend plus rapidement obsolètes les connaissances et informations, d'où la nécessité pour les pays africains de s'atteler à acquérir les informations et à y avoir accès, en adoptant les outils modernes de la connaissance.
"L'argument est qu'un élément essentiel pour combler les lacunes en matière de connaissances et d'information en Afrique, est la nécessité d'une meilleure collecte des connaissances et de leur partage".
Il a indiqué que les connaissances et informations existantes ne finiraient sur des étagères poussiéreuses, hors de portée de ceux qui en avaient le plus besoin.
"Un KNET tout à fait fonctionnel va nous orienter vers un meilleur partage des connaissances", a-t-il souligné.
Comparé à Google ou Wikipedia, le KNET a été lancé à la suite de portails de connaissances similaires, dans cinq autres pays d'Afrique, dont le Burkina Faso, le Cap-Vert, le Ghana et le Sénégal.
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