A la fin septembre 2008, la Banque mondiale a approuvé 83 millions de dollars de financement du programme GFRP (Le Programme D’intervention en Réponse à la Crise Alimentaire Mondiale) au bénéfice de pays d’Afrique subsaharienne : le Burundi, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, Madagascar, le Niger, la République centrafricaine, le Rwanda, la Sierra Leone et la Somalie. En outre, 100 millions de dollars ont été soit approuvés soit réaffectés à huit pays africains : le Burkina Faso, le Burundi, la Côte d’Ivoire, l’Érythrée, le Ghana, le Malawi, le Togo et Madagascar à titre de financements IDA. Grâce à ces financements, les agriculteurs reçoivent des semences, de l’engrais et l’assistance technique. Des programmes de cantines scolaires sont également lancés et des projets de sécurité alimentaire ciblant les populations vulnérables sont mis en place. La Banque mondiale envisage dégager au total 800 millions de dollars pour financer le GFRP. Le programme GFRP s’appuie sur plusieurs axes d’intervention parmi lesquelles des interventions dans le temps pour répondre aux besoins à court et moyen termes; des interventions sectorielles touchant par exemple, l’agriculture, la santé, la protection sociale, l’énergie; et des interventions menées au moyen d’instruments tels que l’appui budgétaire pour aider à atténuer les effets de la crise financière à court terme, des programmes de protection sociale des populations les plus vulnérables et des prêts d’investissement seront destinés à stimuler la réaction au niveau de l’offre dans le secteur agricole.
Le principe de base du programme est que les pays puissent opérer leurs propres choix d’intervention à partir d’une large gamme d’interventions possibles, en fonction de leurs besoins spécifiques. La Banque fournit des orientations techniques détaillées adaptées à ces interventions. Entre autres, les interventions en cours en Afrique subsaharienne comprennent la distribution de rations alimentaires aux élèves des écoles et à d’autres groupes vulnérables.