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Jeudi 08 Janvier 2009
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| 29-10-2008 : Sassou Nguesso préoccupé par la crise financière mondiale |
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Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, s'est déclaré mercredi à Brazzaville, "préoccupé" par la crise financière qui secoue actuellement le monde, et demandé que l'Afrique soit associée à la réunion convoquée le 15 novembre prochain à Washington, aux Etats-Unis, pour y trouver des solutions.
"Nous vivons des jours très inquiétants. Le monde est en crise profonde. L'avenir immédiat paraît soudain aléatoire. Ni dirigeant, ni spécialiste, personne n'est certain de posséder à lui seul les solutions d'un marasme financier qu'aucun écran de radar, qu'aucun tableau de bord, qu'aucun expert n'avait signalé", a dit le président congolais à l'ouverture du 6ème Forum mondial dudéveloppement.
M. Sassou Nguesso a ouvert les travaux du forum en présence de ses homologues Omar Bongo Ondimba du Gabon, Faure Gnassingbé du Togo, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Thomas Yayi Boni du Bénin, Laurent Gbagbo de la Côte d'Ivoire, François Bozizé de la République centrafricaine, Fradique de Menezes de Sao Tomé et Principe et de Pierre Nkuruzinza du Burundi.
M. Sassou Nguesso a indiqué que la crise financière exigeait "une concertation sans exclusive qui doit tenir compte des intérêts de tous, des plus puissants comme des plus faibles''.
"Une concertation qui ne doit mépriser aucune contribution. L'Afrique est prête à apporter la sienne", a-t-il poursuivi.
"Nous demandons pour cela que soit revu le format de la réunion historique de Washington afin que l'Afrique, à travers l'UA, y trouve sa place. Il est entendu et compris que l'Afrique du sud y est cooptée non pas au nom de l'Afrique, mais en tant que pays émergent", a relevé le président congolais.
"Il est inconcevable et inacceptable que l'Afrique, protagoniste de la vie internationale aux côtés de l'Amérique, de l'Europe et de l'Asie, soit mise à l'écart du débat décisif sur la refondation du système de Bretton Woods", a souligné Sassou Nguesso, ajoutant que "ce qui se joue aujourd'hui c'est l'avenir du monde. L'Afrique ne peut pas être tenue en marge, puisqu'elle est justement l'avenir du monde".
Le chef de l'Etat congolais a salué et appuyé l'initiative de l'Union africaine et de la Banque africaine de développement (BAD) d'organiser, le 12 novembre prochain à Tunis, comme prélude à la rencontre de Washington, une réunion des ministres africains des Finances et des gouverneurs des banques centrales d'Afrique pour arrêter la position commune du continent sur cette crise financière et économique.
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