L'économie du Ghana encore ''robuste et résistante'', selon Dr Acquah
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Jeudi 08 Janvier 2009

29-10-2008 : L'économie du Ghana encore ''robuste et résistante'', selon Dr Acquah
PANA

Le gouverneur de la Banque c entrale du Ghana, le Dr Paul Acquah, a déclaré, mardi, que l'économie ghanéenne était encore "robuste et résistante", malgré la crise financière mondiale, ajoutant que les effets de cette crise ont été minimes dans le pays.

Au cours d'une conférence de presse à Accra, le Dr Acquah, qui préside la Commission de la politique monétaire (MPC), a déclaré qu'au bout d'une semaine, le passage en revue des performances de l'économie a montré que les effets de cette crise ont été minimes au Ghana, notant toutefois que l'économie du pays pourrait être affectée à moyen et long termes, quand il y aura une baisse de la demande des matières premières avec la récession mondiale et la spirale des prix du pétrole.

Il a reconnu que l'on craignait également une baisse de l'aide des donateurs et des transferts de fonds des Ghanéens installés à l'étranger ainsi qu'une réduction des investissements dans les pays en développement.

"Tout cela aura des implications sur les prix, les équilibres macroéconomiques et les perspectives de croissance", a-t-il expliqué, ajoutant que l'évaluation actuelle pour l'année 2008, "est que l'activité économique continue de se développer raisonnablement avec une forte croissance des exportations tout en étant soutenue par l'augmentation de la demande locale et la politique de relance budgétaire".

La communauté internationale subit ces derniers temps les effets de la crise qui secoue les marchés financiers internationaux, ce qui fait craindre une récession dans les pays industrialisés avec des conséquences mondiales, ce qui a poussé les gouvernements à adopter diverses mesures, y compris d'énormes injections de liquidité, la capitalisation et la nationalisation partielle de banques et l'offre de garanties par les gouvernements pour rassurer les déposants.

"Nous avons examiné les éventuelles chaînes de transmission de la crise à l'environnement local. D'après notre évaluation des récentes performances de l'économie, l'effet de la crise est jusqu'ici limité", a insisté Dr Acquah.

Le Ghana pourrait être affecté par l'exposition des banqus, la baisse de la demande des matières premières, particulièrement l'or et le cacao, la baisse de l'aide des donateurs et des transferts de fonds de nos ressortissants à l'étranger et la réduction des apports d'investissements.

Le Dr Acquah a révélé que l'exposition des investissements des banques ghanéennes à l'étranger restait dans des limites acceptables et qu'ils étaient détenus par les institutions financières honorables.

En outre, la mesure du risque de change indique que le système bancaire n'est pas trop exposé tandis que les emprunts extérieurs par les banques pour financer leurs activités s'élèvent à moins de cinq pour cent du total de leurs besoins en matière de financement, ce qui indique qu'elles se reposent essentiellement sur les dépôts locaux.

"Par ailleurs, étant donné les niveaux actuels des emprunts non remboursés seul un rappel d'une proportion significative en excès de 50 pour cent dans des circonstances exceptionnelles aurait un impact matériel sur le coefficient de suffisance du capital des banques", a expliqué M. Acquah.

Cependant, il a souligné que les lignes de crédit existantes pourraient être une source éventuelle de pression puisque les chiffres indiquaient que les banques maintenaient des lignes de crédit avec des institutions financières honorables qui s'élevaient à moins de cinq pour cent de l'ensemble des échanges dans le monde.

Ce qui signifie que leur gel serait source de contraintes de financement.

Cependant, le Dr Acquah a estimé qu'il était nécessaire que des politiques fiscales et monétaires rigoureuses soient mises en place pour renforcer la compétitivité de l'économie pour l'obtention d'investissements privés et de l'aide des bailleurs, garantir un secteur financier robuste et bien financé, réduire la vulnérabilité aux chocs et renforcer la base de la croissance.

Par ailleurs, la Banque du Ghana a maintenu son taux de base à 17%.

Le Dr Acquah a indiqué qu'avec la baisse des prix du pétrole brut, les risques pour la croissance et de l'inflation étaient désormais plus équilibrés.

Le taux d'intérêt de référence a atteint un niveau record de 17% en trois ans en juillet après que les taux d'inflation annuels ont augmenté à 18,4% le mois précédent.

L'inflation a baissé depuis lors et s'élevait à 17,9% en septembre.


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