L'Afrique devait accorder une grande place aux infrastructures afin d'accroître sa productivité, a déclaré mercredi à Séoul, la capitale de la Corée du Sud, le ministre coréen des Finances et de la Stratégie, Man-Soo Kang.
"La Corée et l'Afrique doivent s'engager dans une coopération gagnant-gagnant pour promouvoir un développement durable. La Corée a l'expérience nécessaire et est également disposée à contribuer au développement de l'Afrique", a-t-il dit.
S'exprimant au cours de la deuxième Conférence ministérielle pour la coopération économique entre la Corée du Sud et l'Afrique (KOAFEC), M. Kang a affirmé que sont pays pouvait aider au développement des technologies en fournissant une assistance sous forme de kits appropriés destinés a améliorer l'efficacité de l'administration publique et de la gouvernance en Afrique.
Plusieurs ministres africains présents à Séoul ont salué la volonté des Coréens de nouer un partenariat avec le continent et ont souscrit entièrement à cette vision.
Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka avait mardi, au nom de l'Afrique et des ministres présents, remercié la Corée pour l'assistance fournie au continent africain dans le cadre du Fonds pour la coopération économique en Afrique dont la gestion a été confiée à la BAD.
De son côté, le secrétaire exécutif de la Commission des Nations unies pour l'Afrique (CEA), Abdulie Janneh, a salué le pragmatisme des Coréens, estimant que la Corée du Sud et l'Afrique devaient partager des expériences d'autant qu'elles ont des expériences similaires.
Plusieurs responsables d'entreprises publiques et privées sud-coréens sont montés mercredi au créneau pour montrer leur disposition à investir en Afrique dans le cadre d'un partenariat "mutuellement bénéfique".
"Si l'Afrique dispose d'un potentiel important, personne ne peut prédire la trajectoire de son développement", a regretté un industriel coréen.
Selon ce dernier, cette situation découle du fait que les énormes ressources naturelles dont dispose le continent ne profitent pas aux Africains.
Il a demandé aux ministres et représentants gouvernementaux africains de s'appuyer sur l'expérience coréenne pour augmenter leurs capacités de production.
«L'Afrique a besoin d'un partenaire solide et la Corée est toute disposée à travailler avec elle pour jeter les bases d'une nouvelle coopération bénéfique", a déclaré Joo-Myung Kang, de l'Université nationale de Séoul.
La Corée est particulièrement désireuse d'investir massivement dans le domaine de l'énergie où elle dispose d'atouts importants avec plus de 20 centrales nucléaires civiles.
De même, elle veut nouer des relations de partenariat avec les Africains dans le domaine des technologies de l'information et de la Communication et est disposée à financer les projets qui lui seront soumis dans ce sens.
D'ailleurs, en marge de cette conférence, la Corée qui est déjà très active dans certains pays africains, notamment en Algérie, en Libye, au Soudan, en Egypte et en Afrique du Sud.
Elle a signé plusieurs protocoles avec le Madagascar, le Mozambique, la Tanzanie, l'Algérie et le Sénégal.
Conférence ministérielle pour la coopération économique entre la Corée du Sud et l'Afrique (KOAFEC), qui a pris fin ce mercredi, a adopté un plan d'action 2009/2010 articulé autour de six thèmes majeurs qui devraient impulser le développement économique de l'Afrique.
ce plan d'action, dont le financement attendu est de 200 millions de dollars américains, a identifié 29 projets.
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