Les discussions entre des dirigeants des pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et zimbabwéens afin de parvenir à un accord de partage du pouvoir sont toujours dans l'impasse.
Les dirigeants de l'Angola, du Mozambique, de l'Afrique du Sud et du Swaziland ont eu 15 heures de discussions avec le gouvernement et l'opposition du Zimbabwe pour rapprocher leurs points de vue sur les modalités de partage des postes ministériels d'un gouvernement d'union nationale.
Le 17 septembre, suite à une médiation de la SADC, le gouvernement et l'opposition du Zimbabwe avaient signé un accord prévoyant la formation d'un gouvernement, mais ne se sont pas entendus sur le partage des portefeuilles ministériels.
L'opposition accuse le parti du président Robert Mugabe, la ZANU-PF, d'essayer de s'accaparer les principaux ministères, notamment ceux de la Défense, de l'Intérieur, de la Justice et de l'Information.
Elle a plusieurs fois menacé de se retirer des pourparlers si le pouvoir n'accepte pas de céder certains des ministères clés.
Dans un communiqué, la SADC indique que les parties ont convenu, à l'issue de leur réunion de lundi, des modalités de répartition de tous les ministères, à l'exception de celui de l'Intérieur qui exerce sa tutelle sur les services de police.
Plusieurs options ont été suggérées pour permettre de sortir de l'impasse, en particulier celle d'une rotation à la tête de ce ministère, mais aucune n'a, en définitive, été acceptée.
«Le sommet extraordinaire a noté avec préoccupation le désaccord enregistré sur la question de l'affectation du ministère de l'Intérieur et il exhorte les parties concernées à parvenir à un accord afin de permettre, en toute urgence, la mise en œuvre totale de l'accord politique conclu le 15 septembre», souligne la SADC.
«Cependant, le sommet extraordinaire a noté les avancées réalisées jusqu'ici en ce qui concerne le partage des portefeuilles ministériels, estimant qu'il existe une certaine convergence de vues entre les parties pour qui est du respect du principe de la gestion concertée du ministère de l'Intérieur», ajoute le communiqué.
La SADC a souligné qu'un accord de partage du pouvoir est une nécessité urgente au Zimbabwe si le pays veut trouver une solution à la crise économique et politique, incitant le gouvernement et l'opposition à ne jamais perdre de vue cette réalité.
«Le sommet extraordinaire de l'organe a recommandé la convocation d'un sommet de la SADC afin de faire une évaluation plus approfondie de la situation politique qui prévaut actuellement au Zimbabwe», indique le même communiqué.
«L'organe a noté que les populations du Zimbabwe sont confrontées à d'importants problèmes et souffrances qui ne pourront être pris en charge qu'avec la mise en place d'un gouvernement inclusif», a poursuivi la SADC sans indiquer le pays qui va abriter cette rencontre.
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