La deuxième Conférence ministérielle pour la coopération économique entre l'Afrique et la Corée du Sud (KOAFEC) a entériné mardi à Séoul son plan d'action pour la période 2009/2010.
Ce plan est conçu comme «un cadre de planification afin de maximiser les synergies entre l'Afrique et la Corée par la coopération mutuellement bénéfique».
Il comporte six domaines prioritaires, à savoir le développement durable des infrastructures et des ressources naturelles, les technologies de l'information et de la communication, le développement des ressources humaines, le partage des connaissances en matière de développement en s'inspirant du cas de la Corée, le développement agricole et rural et le partenariat pour une croissance verte.
Dans le cadre de ce plan d'action, 29 projets ont été identifiés par les responsables de la KOAFEC qui nécessitent un financement de 750 millions de dollars américains.
Ce sont «des projets sectoriels spécifiques qui permettent d'accomplir, dans un premier temps, les six objectifs de développement», a précise le ministre sud-coréen des Finances et de la Stratégie, Man-Soo Kang.
Dans son plan d'action, la KOAFEC note que la progression récente de l'économie africaine demande le développement rapide des infrastructures et des ressources naturelles qui sont essentiels au développement durable de l'économie du continent.
Une gamme variée de projets allant des transports aux télécommunications en passant par l'énergie et le développement durable des ressources naturelles ont été ciblés.
Concernant les technologies de l'information et de la communication (TIC), il a été constaté un important potentiel d'intégration régionale et de développement économique.
Ce potentiel peut être développé grâce au soutien que la Corée du Sud peut offrir dans ce domaine.
Le Plan d'action part aussi du fait que l'un des grands défis qui menace l'Afrique est le chômage.
La KOAFEC nourrit ainsi l'ambition d'aider les jeunes, les travailleurs non qualifiés à avoir un plus grand accès à l'éducation et à la formation de sorte que les pays africains puissent, à terme, former une main d'oeuvre hautement qualifiée.
De même, la KOAFEC met l'accent sur le partage de connaissance sur l'expérience de développement, notamment la performance économique de la Corée du Sud qui pourrait servir de modèle dans certains domaines.
Le développement agricole et rural n'est pas non plus absent des préoccupations de la KOAFEC qui considère l'agriculture comme une composante majeure de l'économie.
Or, il a été constaté la lenteur du développement de l'infrastructure agricole et le niveau bas de la productivité agricole en Afrique.
Pour corriger le tir, il faudrait des mesures plus durables de réforme agraire.
C'est l'objectif du programme adopté qui vise à réduire la pauvreté à travers le financement de certains projets villageois.
Autre préoccupation exprimée par la KOAFEC, le partenariat pour une croissance verte qui passe par la collaboration entre les partenaires pour réaliser un développement économique respectueux de l'environnement.
La deuxième KOAFEC qui a débuté ce mardi prend fin jeudi à Séoul, la capitale de la Corée du Sud.
|