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Jeudi 08 Janvier 2009
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| 26-10-2008 : Débat sur les enjeux de la crise financière mondialeà Tripoli |
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La crise financière mondiale et ses effets sur les pays en voie de développement a constitué l'axe principal des débats ayant regroupé, samedi soir à Tripoli, le guide de la Révolution libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi, et un parterre d'intellectuels américains et péruviens qui ont été unanimes à reconnaître l'ampleur sans précédent de ce "tsunami financier" qui a secoué toutes les grande places économiques du monde.
Lors d'une conférence de presse conjointe donnée dimanche à Tripoli, les intellectuels Benjamin Barber et Marck Fuler des Etats-Unis et Hernando De Soto du Pérou qui ont pris part au débat avec le leader libyen sur la crise financière mondiale, ont indiqué que les pertes enregistrées jusqu'à présent du fait de cette crise financière équivalent à la valeur du produit intérieur brut du monde entier durant une année.
Pour illustrer l'envergure des pertes causées par la crise, Hernando De Soro a donné l'exemple de l'argent injecté par le gouvernement des Etats-Unis pour sauver la banque "AEG" qui a atteint 440 milliards de dollars US, affirmant que cette somme ne représente que 1 pour cent des crédits insolvables ("bad papers") générés par cette crise et qui nécessiteront la mobilisation de 500 billions de dollars, soit 10 fois le Produit intérieur brut (PIB) du monde entier durant une année.
Les conférenciers ont déclaré être parvenus, au cours du débat, à la conclusion que cette crise aura un effet boule de neige et se propagera aux économies de tous les pays du monde à cause de la mondialisation et qu'elle pourrait durer au moins deux années.
Evoquant les causes de la crise, les penseurs ont indiqué être parvenus à la conclusion que les racines de cette crise se trouvent dans les défaillances du système capitaliste ainsi que dans les croyances, politiques et mode de civilisation, bien qu'étant en phase de collecte d'informations et de données.
En ce que concerne les solutions proposées pour juguler la crise, les conférenciers ont souligné qu'aucun pays à lui seul ne peut la résoudre, ajoutant que cela exige une coordination et une coopération étroite et efficace entre les banquiers et responsables des institutions financières, d'une part et les gouvernements, d'autre part, pour redéfinir le système de fonctionnement des économies de marché et pour l'avènement d'un nouvel ordre basé sur plus de réalisme et de contrôle des opérations financières afin d'assurer la pérennité du nouveau système.
Ils ont indiqué aussi qu'au cours de leurs débats, le guide Mouammar Kadhafi a mis l'accent sur la nécessité de l'implication des populations et d'entendre leur voix dans las propositions de solutions étant données que se sont elles qui sont victimes affirmant que le capitalisme met le profit aux mains des détenteurs du capital alors que c'est le peuple qui supporte les pertes et doit payer pour les spéculateurs et détenteurs de capitaux.
Les intellectuels ont conclu à la nécessité de trouver un véritable équilibre entre la liberté du marché et la justice sociale afin d'obtenir une plus grande équité dans l'économie modiale.
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