Malta Forrest, un groupe basé à Lubumbashi, au Katanga et qui détient des parts très importantes dans plusieurs cimenteries en République Démocratique du Congo investira quelques centaines de millions de dollars pour construire une cimenterie, un barrage hydroélectrique et racheter une entreprise minière en Namibie, a annoncé mercredi à Kinshasa, Henry de Harenne, porte-parole du groupe.
L'annonce de cet important projet d'investissement en Namibie par le groupe Malta Forrest intervient au moment où la Cimenterie de Lukala (CILU), dont il détient des parts du capital, est détruite depuis dix jours par un pluie diluvienne dans la province du Bas-Congo, à une centaine de kilomètres à l'Ouest de Kinshasa, et ne peut plus produire du ciment avant trois mois.
La façon d’agir de Malta Forrest a suscité une certaine inquiétude au sein de l’opinion congolaise qui se demande, qu’en s’engageant ainsi en Namibie, si le groupe Malta Forrest n’allait-il pas limiter ses interventions dans la production du ciment en RDC.
A ce propos, Henry Harenne a rassuré : "La réflexion pour la Namibie était amorcée depuis longtemps. L’arrêt du travail à la CILU relève des conditions climatiques. C’est aussi un problème pour les employés et les propriétaires de la CILU. Tous ensemble aujourd’hui à Lukala, nous nous serrons les coudes. Nous essayons de relancer le plus vite possible l’usine de manière à pouvoir produire à nouveau. C’est une chose qui n’a rien à voir avec la Namibie. La Namibie est un pays qui nous offre des opportunités, mais ça ne remet pas du tout en cause les investissements ici en RDC".
En ce qui concerne la cimenterie de Namibie, Malta Forrest s’engage à produire dans cette nouvelle structure au final, 1 million de tonnes par mois, alors que actuellement CILU ne produit que 450 000 tonnes.
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