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Vendredi 19 Mars 2010
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| 15-10-2008 : Le système bancaire sénégalais à l'abri de la crise, selon un banquier |
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Aucun établissement bancaire ou compagnie d'assurance sénégalais ne sera touché directement par la crise financière internationale actuelle, a révélé, jeudi, M. Abdoul Mbaye, président directeur général (PDG) de Atijari Bank, un des groupes bancaires les plus importants au Sénégal.
"Il n'y a pas, à ma connaissance, de banques ou de compagnies d'assurance sénégalaises ayant pris le risque d'investir sur les "subprimes", a indiqué M. Mbaye au cours d'une conférence de presse sur la crise financière internationale, organisée par le Conseil national du patronat (CNP), une des organisations patronales locales.
Selon M. Mbaye, il n'y a pas non plus d'établissements bancaires sénégalais ou de compagnies d'assurance ayant placé de la trésorerie auprès de banques occidentales menacées par la crise financière.
Pour lui, cette crise "ne va avoir un impact direct sur le système bancaire local, quand bien même nul n'est à l'abri de façon générale surtout quand il s'agit d'une crise qui se renouvelle", a-t-il précisé, avant de souligner que les Etats de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) doivent plutôt redouter une éventuelle récession des économies européennes.
"Ce que nous redoutons le plus, c'est une récession économique qui va affaiblir la demande de produits africains", a-t-il souligné, déplorant "l'inexistence, dans la zone UEMOA, d'un système qui permet de venir en aide aux établissements bancaires ou compagnies d'assurance en cas de crise pareille".
"Il y a une leçon à tirer de cette crise car il faut également que dans la zone UEMOA, que l'on puisse développer des mécanismes permettant d'apporter des réponses rapides en cas de crise de cette nature", a fait savoir M. MBaye.
Le recours à la nationalisation de certaines banques pour les sauver de la faillite n'est pas, pour lui, un retour de l'Etat dans le système économique.
"Il ne faut pas que l'on nous entraîne dans une doctrine de nationalisation, car ce qui s'est passé aux Etats-Unis et en Europe obéit simplement à une volonté de sauvetage", a-t-il expliqué.
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