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Mardi 02 Décembre 2008
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| 8-10-2008 : Risque de déficits budgétaires au Maroc, selon une étude |
| par : PANA
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Le budget de l'Etat marocain devrait connaître des déficits plus importants par rapport aux années précédentes, les prix continueront à augmenter et le taux d'inflation devrait dépasser pour la première fois depuis fort longtemps les 4,5% suite à la crise financière qui frappe de plein fouet le monde, a annoncé le Centre marocain de conjoncture (CMC).
Selon une étude du CMC (indépendant) publiée mercredi à Rabat, la crise financière mondiale devrait faire perdre entre 1,5 et 2 points de croissance au Maroc, estimant que l'incidence globale de cette crise financière se traduirait par une perte d'un point de croissance dans le court terme.
Dernièrement, le Haut Commissariat au Plan (HCP) marocain tablait sur un taux de croissance de 6,1% en 2008.
"Cette perte s'accompagnera d'une détérioration sensible des équilibres financiers internes et externes", estime l'Institut marocain de recherche et d'études macro-économiques.
Le CMC estime, en outre, que l'affaiblissement de la demande extérieure contribuera à l'alourdissement du déficit commercial du Maroc qui a déjà franchi 7,1 milliards d'euros durant les sept premiers mois de 2008.
La banque centrale du Maroc, Bank Al-Maghrib, a relevé son taux directeur de 3,25% à 3,5% pour juguler l'inflation annuelle qui a atteint 4,8% en août 2008 et pour réduire les effets de la crise financière internationale.
Pourtant, le ministre marocain de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, a affirmé, jeudi, que l'économie de son pays "reste à l'abri" des risques de la crise financière internationale.
Contrairement à d'autres pays en voie de développement, le Maroc n'est pas trop impliqué dans le marché financier international, ce qui le met à l'abri de ce genre de risques, a-t-il précisé, dans son point de presse à l'issue de la réunion du Conseil de gouvernement.
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