Un universitaire ghanéen critique les accords de partage du pouvoir
contact
Français | English | عربي


Recherche  

Se désincrire

Vendredi 21 Novembre 2008

16-09-2008 : Un universitaire ghanéen critique les accords de partage du pouvoir
par : PANA

Un politologue ghanéen, le Dr Kwesi Jonah, a critiqué lundi à Accra les accords de partage du pouvoir en Afrique, qualifiant cette tendance de "préoccupante".

"Vu la manière dont les accords de partage du pouvoir sont signés dans les pays africains ces derniers temps, si nous n'y prenons pas garde, des politiciens impopulaires vont continuer à frauder aux élections avec l'espoir que s'ils ne gagnent pas il y aura un accord de partage du pouvoir", a-t-il averti.

Maître de conférences à l'Université du Ghana et chercheur à l'Institut sur la gouvernance démocratique (IDEG), une cellule de réflexion sur la gouvernance, le Dr Jonah a déclaré que les organisations régionales et continentales devaient condamner sans détours les leaders politiques impopulaires.

«L'Union africaine (UA), les organisations régionales et sous-régionales ne devraient pas reconnaître les dirigeants récalcitrants quand il est établi qu'ils ont fraudé aux élections», a-t-il déclaré, faisant allusion aux accords de partage de pouvoir signés au Kenya, en Côte d'Ivoire et au Zimbabwe.

Au Kenya, le président Mwai Kibaki partage le pouvoir avec le leader de l'opposition, Raila Odinga, en Côte d'Ivoire le président Laurent Gbagbo partage le pouvoir avec le chef rebelle, Guillaume Soro, tandis qu'au Zimbabwe, le président Robert Mugabe et le chef de file de l'opposition, Morgan Tsvangirai, ont signé lundi à Harare un accord de partage du pouvoir pour mettre fin à la crise politique née de l'élection présidentielle.

Le Dr Jonah a souligné que dans une situation où un contentieux électoral et une impasse avaient débouché sur la violence, comme au Zimbabwe et au Kenya, un accord de partage du pouvoir était utile car il mettait fin à la crise et au cycle de violence.

"Si nous ne prenons pas garde, des tyrans vont se servir de ces accords comme un raccourci pour accéder au pouvoir. Certains vont même organiser des coups d'Etat dans l'espoir, qu'au bout du compte, ils obtiendront un accord de partage du pouvoir", a déclaré l'universitaire ghanéen.

Le Dr Jonah a soutenu qu'il était temps pour les organisations régionales de prendre plus au sérieux les rapports qu'elles reçoivent de leurs observateurs électoraux et de sanctionner les dirigeants coupables d'avoir fraudé aux élections.

"Par exemple au Zimbabwe, il est suffisamment clair que le président Robert Mugabe a volé les élections et au Kenya il y a assez de preuves qui montrent que le président Mwai Kibaki s'est maintenu frauduleusement au pouvoir, mais l'UA n'a pas pris de mesures fermes contre ces personnes", a-t-il déclaré.

Le Dr Jonah a estimé qu'aussi longtemps que les organisations continentales et régionales continueraient à reconnaître des dirigeants ayant volé des élections, le continent continuerait à être le théâtre d'autres accords de partage du pouvoir.


Pas de réaction à cet article

 

Actualités

 
 

 
 

 
 

Interview
Entreprise

Chiffre
Revue de Presse
Le dollar résiste bien
Bourse : les faits marquants de la journée du 20/11/2008
Production industrielle-neuf premiers mois de 2008 : une hausse de 4.6%
Agence américaine pour le commerce te le développement (USTDA) : les opportunités de partenariat tuniso-américain à l’examen
Essaimage : la réussite d’un mécanisme de création d’entreprises
HP PROCurve lance ses nouvelles technologies en Tunisie
La BAD met en place un suivi quotidien des principaux indicateurs de la crise financière
Les entreprises tunisiennes sont-elles prêtes à l’adoption des TIC et du e-business ?
Tourisme saharien : D’un tourisme de transit à un tourisme de séjour
L’inflation US en forte baisse



Communiqués
Actualités en Afrique
1
2
3
4
5
6
7
precedent play/pause suivant
Banques & Finances
21-11-2008
Tunindex 3030.49 ( -9.42)
BVMT 2056.69 (-8.52)
Capitaux 3134368
Transactions 846
Volume 234505
Infos Entreprises
Entreprise :
Responsable :
 
High Tech
 
Des téléphones « intelligents » chez TUNISIANA
Tunisie : 2ème pays arabe à chercher des informations sur la crise !
Tunisie : Tun Télécom pose ses questions pour la reprise de Sotelma la malienne.
Tunisie : TT offre la solution « Tracking GPS » à la SNTRI ET à 12 autres sociétés.

Lire Aussi


Copyright - African Manager 2008 Tous Droits Réservés