C’est en présence de représentants de pas moins de 7 Etats, arabes et occidental, que les deux ministres tunisiens, du transport Abderrahim Zouari et du développement économique Nouri Jouini, ont officiellement présenté dans ses détails, le projet de construction d’un port en eaux profondes à Enfidha. D’un coût global d’investissement de 1,4 milliards d’euros, le projet sera donné en «full BOT» ou concession complète pour une période de 50 ans.
D’une capacité de 5,6 millions de conteneurs et de 4 millions de tonnes de marchandises non conteneurisées, le port qui sera érigé en proximité immédiate de l’aéroport d’Enfidha, de l’autoroute du Sud, Tunis Gabes, et du réseau de voie ferrée d’Enfidha, a été dessiné pour les conteneurs SuezMax, dits aussi conteneurs du futur. Composé d’un terminal pour conteneurs, linéaire d’une longueur de 3,6 Km et d’une zone de traitement de marchandises en vrac d’une longueur de 1,4 Km, ce port dispose déjà d’une très importante réserve foncière qui devrait permettre son extension et l’augmentation de ses capacités. Il dispose surtout, de part son positionnement géographique, d’une grande capacité concurrentielle, sur le marché international du transbordement et les études démontrent qu’il peut capter jusqu’à 70 % du trafic de conteneurs dans la zone de la Méditerranée centrale. Chose non moins importante, le projet du port devrait permettre la création de pas moins de 3200 nouveaux emplois directs et d’au moins 17000 autres indirect d’ici 2030, «des emplois qui viendront gonfler la population d’Enfidha et qu’il faudra donc penser à loger », dira l’un des présentateurs du projet en un clin d’œil au secteur de l’immobilier qui pourra ainsi tirer profit de ce projet.
Cette séance de présentation, a été suivie par une séance de travail à huis-clos, des autorités tunisiennes concernées avec les entreprises intéressées, pour plus de détail, dans une sorte de data-room où les investisseurs posent toutes les questions et doivent obtenir réponse à toutes leurs préoccupations.