L’Association Tunisienne des Inventeurs ATI, organise en collaboration avec le Pôle El Ghazala des Technologies de Communication le 16ème concours BSB de l’invention et de l’innovation, et ce les 22, 23 et 24 novembre prochains.
Ce concours sera ouvert pour les inventeurs individuels, les centres et les institutions de formation et aux entreprises, « personne ne sera exclue de ce concours », nous indique Salem Ben Salem, organisateur de l’événement. Un premier prix de 5 mille dinars sera décerné pour la meilleure innovation dans chaque catégorie, attribué par un jury qui fera aussi la sélection des participants.
Pour S. Ben Salem l’objectif de l’organisation de concours de ce genre est de donner l’occasion à un plus grand nombre d’inventeurs et d’innovateurs, notamment ceux qui participent de façon individuelle, à montrer leurs capacités, surtout que la législation ayant pour objectif la protection des petits brevets, n’est pas encore en vigueur en Tunisie. Il faut noter que les nominations des inventions ont changé et se sont limités de nos jours à quatre nominations à savoir l’innovation, les améliorations, les modèles d’utilité et les petits brevets.
Pour S. Ben Salem le manque législatif a très sensiblement influencé le suivi de ces innovations « durant les dernières années, 60 à 75 entreprises auraient pu être crées, mais avec l’absence du financement et d’un cadre législatif qui garantit la pérennité de ces projets, ça devient difficile pour les individus ». Il faut rappeler dans ce cadre que les entreprises qui réussissent à innover bénéficient du mécanisme « PIRD, Prime d’Initiation à la Recherche et le Développement », alors qu’il n’existe aucun cadre ou mécanisme pour les individus.
Crée par Béchir Salem Belkhiria en 1978, fidèles à sa mémoire ses héritiers continuent encore à financer ce concours de l’invention, BSB a d’ailleurs financé 5 entreprises d’innovateurs individuels ces dernières années.