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Mercredi 03 Décembre 2008
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| 15-09-2008 : Poursuivre les Nigérians accusés dans le scandale du gaz (Opposition) |
| par : PANA
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Le principal parti d'opposition du Nigeria, l'Action Congress (AC), souhaite que les hauts responsables nigérians impliqués dans un scandale de corruption portant sur le versement de 21 milliards de nairas de pots-de-vin pour l'obtention d'un contrat dans le cadre du projet national d'exploitation du gaz natural liquéfié (GNL), soient identifiés et poursuivis en justice.
Il a invité le gouvernement fédéral à mettre en oeuvre le processus d'identification et de poursuite de ces officiels.
Selon un rapport, les informations transmises sous scellés par le gouvernement américain à un tribunal de district américain à Houston, au Texas, montrent que des fonctionnaires nigérians sous l'administration du Général Sani Abacha, de son successeur le Général Abdusalami Abubakar et sous l'administration d'Olusegun Obasanjo et leurs collaborateurs étrangers sont impliqués dans le détournement de 21 milliards de nairas (180 millions de dollars US), des caisses du Trésor nigérian, par le biais des trains et des projets destinés à l'exploitation du GNL évalués à 696 milliards de nairas (6 milliards de dollars US).
Bien que le rapport indique que les noms de ces anciens et actuels fonctionnaires nigérians, qui se sont partagés les pots-de-vin n'ont pas été révélés par le gouvernement américain, il a ajouté qu'ils ont été incriminés par un responsable d'une compagnie pétrolière américaine, M. Jack Stanley, qui a reconnu devant le tribunal sa participation à cette vaste escroquerie.
Dans un communiqué rendu public à Abuja dimanche par son Secrétaire national aux relations avec la presse, Alhaji Lai Mohammed, l'AC a indiqué qu'il ne serait pas difficile de retrouver les coupables, étant donné que leur collaborateur américain avait déjà plaidé coupable dans cette affaire.
L'AC a ajouté que les enquêteurs nigérians feraient bien d'entrer en contact avec le Bureau des enquêtes fédérales américaines (FBI) pour aider à identifier les officiels nigérians impliqués dans ce scandale, qui a eu lieu entre 1994 et 2004.
L'AC a souligné que cette affaire représentait une autre grande occasion pour l'administration de M. Yar'Adua de montrer que sa campagne contre la corruption n'était pas de la poudre aux yeux.
"Nous rappelons que deux autres cas de versements de pots-de-vin pour l'obtention de contrats impliquant la compagnie de services pétroliers américaine, Wilbros et la compagnie allemande Siemens, n'ont pas encore fait l'objet d'enquêtes complètes, malgré les assurances de l'administration que personne ne sera épargné.
Au contraire, l'administration a attribué un nouveau contrat à Siemens, en violation de sa propre interdiction de cette compagnie.
Désormais, le scandale de corruption dans le secteur du gaz, qui impliquerait de hauts responsables de la présidence nigériane, du ministère des Ressources pétrolières et de la Nigerian Nationale Petroleum Corporation (NNPC) ainsi que des partenaires du secteur pétrolier, donne à l'administration Yar'Adua une autre occasion de prouver son engagement dans la lutte contre la corruption.
"Si l'administration rate cette occasion, elle ne réussira qu'à montrer que le Nigeria n'est pas sérieux quand il parle de lutter contre la corruption", selon l'AC.
Des sources américaines indiquent que ce scandale de corruption impliquant de très hauts responsables du gouvernement nigérian a commencé en 1994 et s'est poursuivi jusqu'en 2004 dans le cadre de l'attribution de contrats pour des services d'ingénierie, d'acquisition et de construction (EPC) pour la construction de trains pour l'acheminement du GNL.
"... Le document portant simplement la mention "Information" et placé sous scellés, indique que le 02 novembre 1994, un des consultants servant d'intermédiaires dans cette affaire a rapporté avoir déclaré "à un haut responsable du ministère du Pétrole... que la principale instance exécutive du gouvernement du Nigeria obtiendrait entre 4,64 milliards de nairas (40 millions de dollars) et 5,22 milliards de nairas (45 millions de dollars" sur les 6,96 milliards de nairas (60 millions de dollars) réservés pour le consultant pour corrompre les autorités nigérianes", indique une partie du rapport.
Le parti d'opposition a estimé qu'il était grand temps que le pays mette fin aux agissements de ceux qui semblaient voués à donner mauvaise réputation au Nigeria et à son bon peuple, en identifiant pour les arrêter et les traduire en justice les individus impliqués dans ce scandale.
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