La dernière conférence de presse de Sama Dubaï en Tunisie, en présence du Président exécutif même de Sama, Farhan Faraidooni, n’était pas qu’une simple annonce du plus grand projet architectural, immobilier, économique et commercial de la Tunisie du 21ème siècle. L’inauguration en avait été en effet officiellement faite et les images dévoilées, depuis juin 2007 et le projet avait été dévoilé devant le Président tunisien Ben Ali par le Cheikh M'hamed Ben Rached Al Maktoum vice-président de l'Etat des Emirats Arabes Unis. Mieux encore, les travaux de terrassement avaient déjà commencé, conduits par l’entreprise BTP Châbane. Trois nouveautés ont été annoncées lors de la conférence de presse de jeudi 11 septembre.
Les ventes démarreront sur plan, sans autorisation préalable pour les étrangers.
D’abord, l’annonce de l’acceptation du fameux Master Plan de l’investisseur par l’Etat tunisien. C’est le plan directeur de toute une ville dans la ville pour 280.000 résidents, qui emploiera 350.000 personnes, qui attirera 100.000 visiteurs par jour et qui s’étalera sur plus de 18,7 millions de mètres carrés. Une ville qui doit être en relation et influera donc sur la vie de l’actuelle ville, de part la circulation, la consommation et autres, d’où l’importance de l’accord trouvé en un temps record sur ce Master Plan qui va déterminer tous les travaux et Sama en Tunisie. Il est important ici de rappeler que cette acceptation s’est faite en une année presque jour pour jour, alors que pour de pareils projets dans d’autres pays, cela a demandé plus de 3 années de travaux et de discussions.
Seconde nouvelle de taille, l’ouverture en octobre prochain du Sell Center ou bureau de vente à la sortie Sud de la capitale. Précisons le, ce ne sont pas les ventes qui pourront démarrer en octobre prochain. Celles-ci ne pourront se faire que plus tard et très probablement sur maquette dans une première phase. Ces ventes intéresseront, aussi bien les Tunisiens que les étrangers et surtout les acheteurs des pays du Golfe, comme l’a indiqué Faraidooni lors de sa conférence de presse. Nouri Jouini, ministre de la coopération internationale, présent à la réunion, ajoutera un détail d’importance, pour les acheteurs étrangers. «Les ventes aux étrangers se feront sans aucune autorisation préalable et ne nécessiteront qu’une simple information aux autorités concernées», dit-il en guise de facilitation du travail commercial à faire par les investisseurs. Les promoteurs du «Mediterranean Gate», resteront pour l’instant discrets sur les prix, se limitant à dire qu’ils seront «encourageants». Ils ne feront pourtant pas dans la moyenne gamme, si l’on en croit Faraidooni lorsqu’il annonce 12500 nouveaux lits touristiques dans des hôtes de 4 à 7 étoiles. En attendant donc ces ventes, le centre commercial qui ouvrira ses portes en octobre prochain, donnera surtout de l’information sur le projet.
Des appels d’offres locaux et soutien aux tunisiennes pour l’importation.
Troisième nouvelle, les travaux sur site, les travaux de construction, qui devront démarrer en novembre prochain. Il s’agit essentiellement du marché «Piling» qui concerne les travaux de construction des pieux sur lesquels sera construit le projet de Sama avec ses différentes composantes. Des entreprises tunisiennes auraient déjà été retenues pour ce marché où le seul pieu qui descendra à plus de 87 mètres sous terre, peut coûter les 2 MDT, nous dit-on. Ce marché du Piling devrait être vite suivi des travaux de construction proprement dite de la première phase du projet de «la Porte de la Méditerranée», dont le coût final a été réévalué à 25 milliards Usd. Cette première phase, d’un projet qui comprendra 14 régions ou 14 phases, aura un coût de 1,3 milliards Usd. Interrogé par African Manager, sur les procédures qui seront suivis pour les différents marchés de ce mégaprojet, Farhan Faraidooni nous a déclaré que les premiers appels d’offres devraient être lancés d’ici la fin de l’année en cours. Le Président exécutif de Sama Dubaï nous a précisé qu’il n’y aura pas un appel d’offre global, mais une multitude d’appels d’offres locaux à la taille des entreprises tunisiennes. Faraidooni nous précisera encore que «nous encouragerons même, lorsqu’il s’agit d’importer quelque chose de nécessaire pour le projets, les entreprises tunisiennes à le faire pour nous»