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Mercredi 03 Décembre 2008
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| 12-09-2008 : Accord entre Mugabe et l'opposition au Zimbabwe |
| par : PANA
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Les protagonistes de la crise zimbabwéenne ont accepté jeudi un accord de partage du pouvoir, mettant ainsi fin à des mois de querelles post-électorales, a annoncé le président sud- africain, Thabo Mbeki, facilitateur de l'accord.
Mais les détails de l'accord méticuleusement négocié durant ces quatre derniers jours, doivent être rendus publics lundi lors de la cérémonie de signature officielle du document.
Le gouvernement et l'opposition négociaient en vue d'un partage du pouvoir sous l'égide du médiateur M. Mbeki, pendant des mois, au lendemain d'une élection présidentielle controversée organisée en début de cette année.
"C'est un résultat qui est issu de la décision des responsables du Zimbabwe et le reste du monde doit le respecter", a déclaré M. Mbeki après la conclusion de l'accord.
Cet accord met fin à des mois de querelles entre le gouvernement et l'opposition, qui tous deux réclament la victoire à l'élection présidentielle organisée en début de cette année.
Bien que les détails de l'accord final n'aient pas été révélés, on s'attend à ce que le président Robert Mugabe conserve sa position, et que le principal chef de l'opposition devienne Premier ministre dans le gouvernement de coalition.
Les discussions pour conclure cet accord achoppaient sur la question du contrôle réel du pouvoir.
M. Mbeki, qui a été désigné pour jouer un rôle de médiateur par la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), s'est dit confiant quant à la capacité des deux parties à travailler ensemble dans un gouvernement d'unité nationale ce, en dépit de leurs antécédents.
Le dirigeant sud-africain a également affirmé que les différentes parties avaient unanimement accepté l'accord de partage du pouvoir.
Selon lui, vu la gravité de la crise économique et politique que traverse le Zimbabwe, caractérisée par des pénuries alimentaires et la pauvreté, les responsables de ce pays se doivent de travailler ensemble pour le bien de la nation.
"Je suis absolument certain que les responsables sont attachés à bien faire fonctionner cet accord pour l'avenir et les aspirations communes des Zimbabwéens", a-t-il dit.
Pour lui, maintenant qu'un accord a été trouvé, les organisations et pays donateurs doivent renforcer leur soutien à ce pays afin qu'il surmonte la crise économique, particulièrement dans le secteur agricole, ravagé.
La plupart des donateurs, notamment les pays occidentaux, avaient retiré leur soutien au Zimbabwe pour protester contre la politique controversée du gouvernement et ses atteintes présumés aux droits de l'homme.
Ils avaient conditionné la reprise de leur aide à l'arrivée au pouvoir de l'opposition.
M. Mbekia a, par ailleurs, annoncé que les leaders de la région se réunieraient lundi pour assister à la signature de l'accord de partage du pouvoir, calqué sur celui ayant mis un terme au confit kényan.
Cet accord est un succès diplomatique personnel du président sud- africain, qui a minutieusement négocié avec les deux parties pendant des mois sous le feu des critiques des pays occidentaux qui le jugeaient trop "mou" avec Mugabe.
Il marque aussi le début de la fin du régime de Robert Mugabe au Zimbabwe, car il semble se retrouver avec un rôle honnorifique dans le cadre de cet accord.
Aussi faut-il rappeler que pour la première fois depuis l'indépendance du pays, l'opposition contrôle la majorité à l'Assemblée nationale.
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