Une inflation de L'indice général des prix a enregistré au cours du mois d'aout 2008 un glissement de -0,1 contre -0,5 au cours de la même période de l'année 2007. Cette baisse est notamment due à l'impact positif des réductions saisonnières, le segment prêt-à-porter ayant enregistré une baisse de 4,7%.
Sur la base des résultats enregistrés en août 2008, le glissement total pour les huit mois écoulés de 2008 est de l'ordre de 2,2% contre 3% au cours de la même période de 2007.
Le taux d'inflation s'est établi à 5,4% contre 5,8% en janvier 2008. Compte tenu des résultats enregistrés jusqu'à fin août et les prévisions pour la prochaine période, le taux d'inflation pour 2008 serait de 5%.
La décélération des prix en comparaison avec l'année écoulée est causée par plusieurs facteurs dont la diversification de l'offre en produits alimentaires, notamment les fruits et légumes qui ont accusé en août des baisses successives de -0,3 et -0,5 et l'abondance des stocks régulateurs en produits de base (œufs, poulets, lait, viandes rouges, viande de dinde).
Autres facteurs non moins importants: les politiques de suivi et de rationalisation des marchés, les efforts déployés par l'Etat pour juguler la hausse des prix à l'échelle mondiale à travers notamment la suppression ou diminution des tarifs douaniers sur plusieurs produits de consommation importés ainsi que sur les intrants de la production agricole (fourrages, soja, mais) et enfin le maintien des prix des produits subventionnés avec la poursuite de la prise en charge par la Caisse Générale de Compensation (CGC) de la différence entre les coûts et les prix subventionnés.
Il reste à préciser, que si les chiffres relatifs au glissement des prix peuvent être réels dans la mesure où il s’agit notamment de constatations de l’évolution d’un ensemble de prix sur une période de temps, le chiffre de l’inflation reste non-conforme à la réalité, pour le pas dire qu’il est faux. Ce chiffre est en effet confectionné sur la base d’un panier qui date de 8 ans an moins. Le nouveau panier, sorti de l’enquête de consommation de 2005 (déjà vielle de 3 ans), avait dégagé d’autres pondérations pour les produits de l’actuel panier et de nouveaux produits que le panier de 2000 ne contient pas. L’INS nous confectionnerait-il un faux taux d’inflations ? Et pourquoi ne veut-il pas, jusqu’à présent, implémenter le nouveau panier ? A-t-il peur d’augmenter encore plus le chiffre de l’inflation ? Cet Institut qui a fait l’objet de toutes les critiques de la part de la Cour des Comptes, fait-il bien son travail et est-il seul responsable des chiffres qu’il sort ?